Segunda-feira, 8 de Novembro de 2010

retrato (1940)

 

 

 

Guilherme Pereira de Carvalho (1891-1966)

óleo s/tela de Arpad Szenes (aqui)

 

 

 

 

Em casa dos meus avós no Saldanha havia uma salinha com as paredes forradas de fotografias, de personalidades estrangeiras que visitaram Portugal no tempo em que o meu avô trabalhava no SPN/SNI (Secretariado Nacional de Informação) e de artistas portugueses e estrangeiros de teatro e variedades, o universo que mais o fascinava.

Arpad Szenes ofereceu-lhe este retrato em 1940.

 

Guilherme Pereira de Carvalho foi um dos colaboradores directos de António Ferro desde a criação do Secretariado de Propaganda Nacional, em 1933, e permaneceu no Palácio Foz até se reformar, em finais dos anos 50. Foi também director de uma revista, a "Lisbon Courier", que já evoquei aqui e a que regressarei em breve para mostrar mais algumas curiosidades, agora que um primo me emprestou gentilmente os vários volumes encadernados da sua colecção.

 

 

 

 

 

 

 

 

Walt Disney com António Ferro e Guilherme Pereira de Carvalho

Brasil, 1942?

 

 

 

sobre a casa do Saldanha leia aqui

 

Uma foto do Saldanha nos anos 60 aqui

 

 

publicado por VF às 13:21
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Domingo, 5 de Setembro de 2010

Elizabeth Taylor

 

 

 

 

 

 She was very lively, though one could see she had undergone a massive ordeal. She was whiter by far than the hospital's bedsheets; her eyes, without make-up, seemed bruised and swollen, like a weeping child’s.


What she was recovering from was a form of pneumonia. “My chest and lungs were filled with a sort of thick black fire. They had to cut a hole in my throat to drain out the fire. You see," she said, pointing at a wound in her throat that was stopped with a small rubber plug. "If I pull this out my voice disappears," and she pulled it out, and indeed her voice did disappear, an effect which made me nervous, which made her merry.


She was laughing, but I didn't hear her laughter until she had reinserted the plug. "This is the second time in my life that I felt — that I knew — I was dying. Or maybe the third. But this was the most real. It was like riding on a rough ocean. Then slipping over the edge of the horizon. With the roar of the ocean in my head. Which I suppose was really the noise of my trying to breathe. No," she said, answering a question, "I wasn't afraid. I didn't have time to be. I was too busy fighting. I didn't want to go over that horizon. And I never will. I'm not the type."


Perhaps not; not like Marilyn Monroe and Judy Garland, both of whom had yearned to go over the horizon, some darker rainbow, and before succeeding, had attempted the voyage innumerable times. And yet there was some common thread between these three, Taylor, Monroe, Garland — I knew the last two fairly well, and yes, there was something; an emotional extremism, a dangerously greater need to be loved than to love, the hotheaded willingness of an incompetent gambler to throw good money after bad.

 

Truman Capote

in Elizabeth Taylor (1974)

 

A Capote Reader

© 1987 by Alan U. Schwartz

 

publicado por VF às 10:14
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Sexta-feira, 19 de Março de 2010

Le visage aimé

 

Deux volumes de la Recherche sont consacrés à la relation du narrateur et d'Albertine : La prisonnière et La fugitive. Ces titres sont trompeurs. Ce que relate La prisonnière, c'est une fuite; ce que raconte La fugitive, c'est une détention. Albertine enfermée ne cesse de déjouer la surveillance de son geôlier. Albertine disparue emprisonne celui qu'elle a délaissé : il ne peut faire un mouvement dont elle ne soit l'objet; il ne peut se soustraire à cette absence inexorable. La prisonnière est évanescente; la fugitive, obsédante. Qu'est-ce, en effet, que le sentiment amoureux? L'impossibilité d'échapper à qui vous échappe toujours. Loin, l'Autre vous hante: fantôme exigeant, il occupe votre âme, et une fois prélevée sa redevance d'affection, il ne vous laisse pour le reste du monde que des résidus de tendresse et une curiosité presque inexistante. Avec vous, en dépit même de ses élans, de son abandon, il n'est jamais tout à fait là, une distraction irréductible le dérobe à votre convoitise. Tout se passe jusque dans l'intimité du tête-à-tête comme si l'Autre n'habitait pas le même lieu que vous. En écartant les importuns, la solitude à deux peut bien mettre le visage aimé à disposition: il reste obstinément indisponible. Le huis clos conjugal n'abolit pas la distance, mais en supprime seulement les causes accidentelles. De là tout ensemble l'inquiétude, la tendresse et le désir qui consistent à «poursuivre ce qui est déjà présent, à chercher encore ce que l'on a trouvé (1)», à « solliciter ce qui s'échappe sans cesse de sa forme (2) ». Dans l'amour, en un mot, la présence est une modalité de l'absence. [...] Le visage aimé n'est pas de ce monde même quand ce monde est une prison. Soumis à une surveillance permanente, exhaustive, omniprésente, il lui reste ses yeux pour fuir au sein de sa captivité.

 

 

 

 

 

 

Si nous pensions que les yeux d'une telle fille ne sont qu'une brillante rondelle de mica, nous ne serions pas avides de connaître et d'unir à nous sa vie. Mais nous sentons que ce qui luit dans ce disque réfléchissant n'est pas dû uniquement à sa composition matérielle; que ce sont, inconnues de nous, les noires ombres des idées que cet être se fait relativement aux gens et aux lieux qu'il connaît [...] et surtout que c'est elle, avec ses désirs, ses sympathies, ses répulsions, son obscure et incessante volonté (3).

 

Le sommeil, seul, saura vaincre cette étrangère de l'Autre en abaissant ses paupières, « en mettant dans son visage cette continuité parfaite que les yeux n'interrompent pas ». Albertine endormie procure ses fragiles moments de répit au héros de la Recherche. « Son moi ne s'échappait pas à tous moments, comme quand nous causions, par les issues de la pensée inavouée et du regard. Elle avait rappelé à soi tout ce qui d'elle était au dehors; elle s'était réfugiée, enclose, résumée dans son corps (4). » Le sommeil statufie le visage. Sans voix et sans regard, il consent enfin à l'immobilité. Il est alors donné à l'amoureux de troquer le tourment pour la contemplation et de se reposer de l'amour.

 

 

Alain Finkielkraut

in La sagesse de l’amour (Le visage aimé / Albertine endormie) pp. 61-63

© Éditions Gallimard, 1984

 

 

1. Lévinas, En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, p. 230.

 

2. Lévinas, Totalité et infini, p. 235.

 

3. Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 794.

 

4. Proust, La prisonnière, Pléiade III, p. 70.

 

 

 

publicado por VF às 17:19
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Domingo, 1 de Novembro de 2009

O Poder e a Graça

 

 

 

 

São Luís rei de França e um pajem

El Greco, 1585

 

 

 

Leia aqui um artigo sobre a exposição Il Potere e la Grazia. I Santi Patroni d'Europa que estará patente até 31 de Janeiro em Roma.

publicado por VF às 00:15
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Sexta-feira, 8 de Maio de 2009

étranges messagers

 

 

 

Nos vies seraient bien tristes et l'histoire de notre temps, encore plus redoutable et confuse, si les vedettes de cinéma, les rois et les reines, les artistes célèbres ou certains héros de la presse populaire ne se faisaient pas les messagers de nos émotions, de nos élans et de nos désarrois. Leurs existences à l'apparence brillante consolent notre quotidien obscur; leurs destins, heureux ou tragiques, nous vengent de n'être que les acteurs abandonnés et solitaires d'un théâtre trop vaste dont les intrigues nous dépassent. Et si les politiques et les historiens les négligent ou s’en méfient, nous savons bien qu’ils donnent ses couleurs à notre époque et nous rejoignent dans les rêves dont elle s’accommode si mal. Mais ce sont aussi d’étranges messagers, à peine conscients de ce qu’ils transmettent et dont nous ne savons finalement pas grand-chose; cette imprécision les protège; elle fonde leur séduction et leur légende, et s'avère finalement plus forte que tous les détails pourtant bien réels qui aiguisent notre curiosité en nous donnant l’illusion de les connaître.

Ces textes, écrits à l’occasion d'une série d’émissions de télévision, se sont servis de leurs images; ils en ont transcrit, le plus honnêtement possible, des faits et des attitudes, des situations et un éclairage qui ne sont pas ceux auxquels on est accoutumé; mais ils y ont aussi toujours retrouvé le romanesque et l’incitation aux songes, car c’est là que réside l’impalpable exactitude qu'aucun récit ne peut fléchir et enfermer. Ce sont ainsi plutôt des contes ou des chansons en prose, où tout est vrai, et s’il en existe, surtout les mensonges.

 

Frédéric Mitterrand

 

introdução de Destins d’étoiles

© P.O.L., Fixot, 1991

publicado por VF às 17:45
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Quinta-feira, 1 de Janeiro de 2009

Hope

 

 


 

 

 

Hope is the thing with feathers

That perches in the soul,

And sings the tune without the words,

And never stops at all,

 

And sweetest in the gale is heard;

And sore must be the storm

That could abash the little bird

That kept so many warm.

 

I've heard it in the chilliest land

And on the strangest sea;

Yet, never, in extremity,

It asked a crumb of me.

 

 

Emily Dickinson

 

 

 

O retrato da autora é um daguerreótipo datado de 1846 / 1847.

 

o artigo "Why Emily Dickinson Would Not Smile For the Camera" está aqui

 

 

 

 

Bom Ano 2009.

 

 

publicado por VF às 00:07
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