Sábado, 27 de Julho de 2013

Lettres à des photographies


Le ciel ne voyage pas, mais les pensées parcourent des distances incroyables. Riches en vaticinatons, elles se servent des visions ailées qui ne se posent que de rares fois.

Il arrive qu'elles stagnent dans les cerveaux humains. Quand elles s'élaborent dans la matière grise, l'enceinte où elles gravitent se dessèche et les empêche de se projeter dans le rêve. Alors les pensées ne libèrent pas leurs facultés créatrices; elles restent inanimées et privées de magie. En revanche, le vol que produit le rêve ne sait pas ce que veut dire la mort.

 

Silvia Baron Supervielle

in Lettres à des photographies (Lettre 74)

© Éditions Gallimard, 2013




publicado por VF às 10:17
link do post | comentar | favorito

pesquisar

mais sobre mim

posts recentes

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

O Bloco-Notas de José Cut...

tags

todas as tags

links

arquivos

Creative Commons License
This work by //retrovisor.blogs.sapo.pt is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial 4.0 International License.

Blogs Portugal

blogs SAPO

subscrever feeds