14.11.15

 

Vítima Paris 13 Novembro 2015.jpg

 Une victime des terroristes à l'extérieur du Bataclan à Paris, le 13 novembre 2015.

(AP Photo/Jerome Delay)

 

 

 

 

Entre le tortionnaire et le corps qu'il déchire, la dissy­métrie est extrême. Le premier s'affirme délié de tout inter­dit. Le second doit se retrouver lié de partout. « Celui qui a, même une seule fois, exercé un pouvoir illimité sur le corps, le sang et l'âme de son semblable... celui-là devient incapable de maîtriser ses sensations. La tyrannie est une habitude douée d'extension... Le meilleur des hommes peut, grâce à l'habi­tude, s'endurcir jusqu'à devenir une bête féroce», écrit Dos­toïevski. La torture recèle in nuce, à l'état réduit et concentré, encore fruste et élémentaire, un style de rapport humain que seule la littérature russe ose scruter avec patience, avec sang-froid sous l'étiquette «nihiliste». Comme tous les articles en vogue sur le marché des biens et des idées, le mot eut tôt fait de se dévaluer. Ainsi crut-on démonétiser l'idée et exorciser cet inquiétant horizon de la modernité. Peine perdue. Dou­blement. D'une part, la réalité est têtue. Et Dostoïevski au retour de la maison des morts, Tchékhov visitant le bagne de Sakhaline, Soljénitsyne et Chalamov rescapés du goulag s'en­tendent à rappeler l'inhumanité de notre humanité. Par ailleurs, la littérature russe est obstinée et n'a de cesse qu'elle n'examine, tourne, retourne l'unique objet de sa méditation, une barbarie qu'elle a toujours refusé, depuis Pouchkine, d’ensevelir dans les lointains antérieurs des sociétés dites primitives ou des caractères taxés incultes. Et Dostoïevski d’insister: «D’où sont sortis les nihilistes ? mais de nulle part, ils ont toujours été avec nous, en nous, à nos côtés».

 

 

André Glucksmann

in Dostoïevski à Manhattan [4. Le cogito du nihiliste]  p. 125-126

© Éditions Robert Laffont,S.A., Paris 2002

 

 

 

 

link do postPor VF, às 22:32  comentar

29.5.15

 

Álbum de fotografias de João D' Korth (1893-1974) 

páginas 25 a 27

 

 

img039 - Version 2

img039 - Version 3

img039 - Version 4

img039 - Version 5

img040 - Version 2

img040 - Version 3

img040 - Version 4

img040 - Version 5

img041 - Version 2

img041 - Version 3

img041 - Version 4

img041 - Version 5

 

 

 

 

© Henrique D'Korth Brandão

 

continua...

 

 

Apresentamos as fotografias do álbum pela ordem em que o autor as paginou.

1. páginas 1 a 3 aqui

2. páginas 4 a 6

3. páginas 7 a 9

4. páginas 10 a 12

5. páginas 13 a 15

6. páginas 16 a 18

7. páginas 19 a 21

8. páginas 22 a 24

 

Álbum Exposição do Mundo Português no Flickr

 

 

 

 

selo?

Exposição do Mundo Português

 

 

 

 

 

 

 

 

link do postPor VF, às 16:24  comentar

25.12.14

 

 

Natal Anunciador.jpg  Anunciador simbólico da missa do galo

 

 

País de tão poéticas tradições natalícias como o nosso, em verdade, nada precisa de ir buscar à casa alheia, nem sequer o maçudo e empanturrante Bolo-Rei — o francês Gâteau des Rois  — nem de incutir na imaginação da infância, agora dotada de precoce discernimento, o mito dos saptinhos na chaminé. Dêm brinquedos às crianças, muitos brinquedos, mas eduquem-nas na compreensão de que só pelas graças do Menino Jesus é que os pais conseguiram os meios de lhos oferecer.

 

E depois de tudo isto, ainda um apelo final é de fazer. Não haverá por aí alguém que se disponha a cometer o belo crime de atacar a serrote a Árvore de Natal e a estafar de uma vez para sempre esse intruso e barbaçudo Pai-Natal da floresta germânica, de blusão e botifarras?

 

Que belos dias passados na prisão para expiar esse delito!

 

 

Francisco Lage

in "O Natal Português na Igreja, no Teatro, na Tradição, na Rua e na Família"

Panorama, nº 4, III série , Dezembro 1956

 

Foto: Mário Novais

 

 

link do postPor VF, às 15:20  comentar

31.8.14

 

 

  Simon Leys / Pierre Ryckmans

 

 

 

La Chine a connu ces dernières années de prodi­gieuses transformations. Elle est en passe de devenir une super-puissance — sinon la super-puissance. Dans ce cas, elle sera — chose inouïe — une super­puissance amnésique. Car, jusqu'à présent, sa miracu­leuse métamorphose s'effectue sans mettre en ques­tion l'absolu monopole que le Parti communiste continue à exercer sur le pouvoir politique, et sans toucher à l'image tutélaire du président Mao, sym­bole et clé-de-voûte du régime. Et le corollaire de ces deux impératifs est la nécessité de censurer la vérité historique de la République populaire depuis sa fon­dation : interdiction absolue de faire l'histoire du maoïsme en action - les purges sanglantes des années 1950, la gigantesque famine créée par Mao (dans un accès de délire idéologique) au début des années 1960, et enfin le monstrueux désastre humain de la «Révolution culturelle » (1966-1976). Treize ans après la mort du despote, le massacre de Tianan-men (4 juin 1989) est encore survenu comme un post-scriptum ajouté par les héritiers, pour marquer leur fidélité au testament laissé par l'ancêtre fonda­teur. Mais ces quarante années de tragédies histo­riques (1949-1989) ont été englouties dans un « trou de mémoire » orwellien: les Chinois qui ont 20 ans aujourd'hui ne disposent d'aucun accès à ces infor­mations-là — il leur est plus facile de découvrir l'his­toire moderne de l'Europe ou de l'Amérique que celle de leur propre pays.

 

Quelle sorte d'avenir peut-on bâtir sur l'ignorance obligatoire du passé récent? «Ce qui peut constituer le plus grand obstacle empêchant la Chine de devenir un pays moderne au meilleur sens du mot, c'est sa volonté de maquiller et de récrire l'Histoire, tout par­ticulièrement, l'histoire de la "Révolution cultu­relle" », remarquait tout récemment le journaliste Jonathan Mirsky, perspicace observateur de l'actua­lité chinoise.

 

Mais la métaphore la plus éloquente de la situa­tion présente est encore ce Coma de Pékin évoqué par Ma Jian: le protagoniste du roman (une création particulièrement puissante de la littérature chinoise contemporaine) est un jeune manifestant décerveié par une balle perdue de Tiananmen, qui flotte, para­lysé, muet, sourd et aveugle, dans un coma sans fin.

 

 

Simon Leys

in Le Studio de l'inutilité

[Relire l'histoire de la « Révolution culturelle », Intoduction à la réédition des Habits neufs du président Mao (Ivrea 2009)]

© Flammarion 2012

 

 

Mais sobre o Autor aqui e aqui

 

 

 

link do postPor VF, às 18:26  comentar

8.3.14

 

 Thérèse Delpech

 

 

Chaque époque a l'épidémie qu'elle mérite. Au temps de Freud, ce sont les maladies de l'âme qui font une entrée spectaculaire. Elles avaient certes une histoire aussi longue que celle de l'humanité, mais au moment où la psychanalyse voit le jour des bouleversements historiques inédits multi­plient les risques de déséquilibre psychique. Dès l'Antiquité, Thucydide et Euripide, évoquant respectivement la guerre du Péloponnèse et la guerre de Troie (1), décrivent les ravages qu'exer­cent sur la psyché les grandes transformations de l'histoire. Au XIXe siècle cependant, la tourmente a quelque chose d'incommensurable avec tout ce qui l'a précédée, car il s'agit d'une perte irrépa­rable du passé, décrite par Chateaubriand dans les Mémoires d'outre-tombe. Un abîme sépare désormais l'ancien monde et le nouveau. L'esprit, tourmenté par cet abîme, s'engage dans des aven­tures intérieures dont témoignent les portraits romantiques, avec leur regard sombre tourné vers le dedans. Ce qu'ils y voient, Freud pense l'avoir découvert près d'un siècle plus tard, au terme d'une odyssée personnelle aussi longue et péril­leuse que celle d'Ulysse, où il se retrouve non à Ithaque, l'île de l'heureux retour chez soi, mais à Thèbes, lieu de meurtre, de suicide et de culpabi­lité, où règne l'« inquiétante étrangeté » décrite par le romantisme allemand. Que s'est-il donc produit ?

 

Le rapport que l'époque entretient avec le passé fournit précisément une réponse. Au XIXe siècle, celui-ci subit de tels coups de boutoirs - poli­tiques, familiaux, religieux - qu'il explose littéra­lement, faisant voler en éclats tous les repères de la tradition. Balzac dira que l'on se trouve désormais au milieu des débris d'une grande tempête. Rien n'avait préparé le psychisme à de tels bouleversements, car la conjonction de la tabula rasa de la Révolution, de la remise en cause de l'autorité du pater familias, et de l'apparition d'un monde laïcisé n'avait pas de précédent. Les névroses que traite Freud sont souvent l'expres­sion du vertige qui en résulte : l'intériorité est comme perdue dans un labyrinthe (2). L'inventeur de la psychanalyse n'aurait donc pas imposé à l'humanité sa névrose personnelle, comme le prétendent ses détracteurs. Il n'aurait pas davantage fourni une explication universelle du psychisme humain avec le thème du parricide, comme le voudraient ses fidèles. En créant une nouvelle science de l'âme il aurait simplement exprimé la tragédie intime de son temps.

 

Thérèse Delpech

in L'Homme Sans Passé, Freud et la Tragédie Historique

(Prologue - La Grande Rupture)

© Éditions Grasset & Fasquelle, 2011

 

 

 

1. Raymond Aron a souligné les analogies entre les bouleversements introduits par les grandes guerres euro­péennes et ceux de la guerre du Péloponnèse.

 

2. Voir le thème du labyrinthe chez Chamisso, où le diable joue le rôle du guide.

 

 

 

 

link do postPor VF, às 16:07  comentar

14.2.14

 

 

 

 

[...] Aos 72 anos de idade, um ilustre poeta açoriano começa a escrever exaltados versos de amor tardio a uma mulher. Prolonga essa escrita por cerca de quatro anos e ela ocupa para cima de 220 páginas do volume agora editado pela Imprensa Nacional-Casa da Moeda, em edição da responsabilidade de Luiz Fagundes Duarte, Caderno de Caligraphia e outros poemas a Marga. Pensa em publicar em vida uma parte substancial dessa poesia, embora o livro só venha a sair a 14 de Fevereiro de 2003, isto é, a seis dias de se completarem vinte e cinco anos sobre a sua morte e, pelo menos desta vez adequadamente, a coincidir por um acaso feliz com a data conhecida como «dia dos namora­dos». No deslumbramento que sente, há dois aspectos que permitem relacioná-lo com outros casos: um é o do Garrett das Folhas Caídas, já referido, experiência de maturidade e libertação erótica, vivencial e poética, que na época foi quase revolucionária, mas que hoje, ante os poemas de Nemésio, mais se diria uma tímida produção para ser estudada em colégios de freiras; o outro é um paradigma humano e literário que implica uma experiência em que se cumulam maturi­dade, consciência da idade vivida e rejuvenescimento: refiro-me ao de Fausto e Margarida, com alguma ambiguidade, aliás irrelevante, no deslizamento da identificação com a personagem, Fausto, para a identificação com o próprio autor, Goethe: «Que tudo isto, afinal, são glosas de Goethe e Margarida», diz Nemésio, ou ainda:

 

No amor de Margarida eu, Goethe, me renovo.

Ah, Goethe victorino, como estes Versos finos cansam!

Goethe, se o for,  —  Victória a Margarida!

 

Mas paz a Margarida

Na praia da Victória

Onde o mar amanhece

E lhe traz peixe fresco [...]

 

Para além dos vários jogos de palavras a partir da onomástica, de que fica dado um exemplo, a coincidência de nomes, habilmente explorada pelo poeta português, entre a heroína de Goethe e a musa de Nemésio, funciona de modo a estabelecer o paralelo entre dois homens idosos e sabedores, dois criadores, que se transfiguram pela experiência amorosa. E também nas idades das protagonistas haveria por certo uma notável disparidade, uma vez que a Gretchen do Fausto é uma jovem inexperiente e Margarida Vitória contava 54 anos muito vividos em 1973, à data em que estes textos eclodem e explodem... Mas o princípio actuante de ambas estas figuras femininas, na vida e, para o que nos interessa, na expressão lírica da criação literária, é semelhante porque ambas proporcionam aos seus interlocutores entreverem a recuperação da juventude perdida e um intenso sentimento de felicidade.

 

 

 

Vasco Graça Moura

in Discursos vários poéticos ["Anfíbios sistemas de palavras", ou a poesia de amor de Vitorino Nemésio* apresentação de Caderno de Caligraphia e outros poemas a Marga (IN-CM, 2003)]

Edição © Babel, 2013

texto ©Vasco Graça Moura, 2013

 

 

Imagem: aqui

 

link do postPor VF, às 09:48  comentar

5.1.14

 

 

 

Sport Lisboa e Benfica 1966/1967

 

 

Postal reproduzido no livro Retrovisor, um Álbum de Família. Texto e outra foto neste blog aqui.

 

A crónica de Ferreira Fernandes Nunca passei por ele sem dizer "obrigado" aqui

 

O ensaio de Nuno Domingos As lutas pela memória de Eusébio aqui

 

Alexandre O'Neill sobre Eusébio aqui

 

Perfil de Eusébio aqui

 

 

link do postPor VF, às 11:58  comentar

2.12.13



The Case of Hungary: Carlos Sampaio Garrido and  Alberto Teixeira Branquinho



When the Germans occupied Hungary in March 1944 it was already clear that Germany would lose the war and no longer possible to ignore the fate of the Jews. So, when movements began to eliminate the Hungarian Jews, several countries acted to try and stop it. Led by the recently created War Refugee Board the Americans repeatedly warned the Hungarian government not to collaborate in persecutory policies against Jews or others, and took steps with neutral countries to protect the Hungarian Jews.

Between March and December the Hungarian government, deeply divided and headed alternately by two pro-German Prime Ministers and a reluctant one, with the Russians on their borders and under great pressure from the Nazis, wavered in the zeal with which it handled “its Jewish question”. Taking advantage of such wavering the diplomatic representatives of neutral countries were able to join efforts to help the Jews of Budapest and – with the aid of the Allied bombings – did much to protect them from the first wave of deportations in July. From the end of August, it being impossible to prevent the German determination to eliminate the Jews from Budapest, this effort was expressed by the issue of thousands of Swiss, Swedish, Portuguese, Spanish and Vatican documents of protection, in collaboration with the Jewish Committee “Vaa’da”, under Otto Komoly.


The Portuguese government appears to have had no difficulty in authorizing its Legation in Budapest to act together with the representatives of neutral countries in protecting Hungarian Jews, granting then diplomatic asylum, as well as provisional and/or collective passports. This was done on the understanding that granting nationality was out of the question, beneficiaries undertaking not to invoke their Portuguese passport to request Portuguese citizenship and accepting that the validity of the documents expired at the end of 1944.
By this time it was a question of being on the winning side. The neutral Catholic countries – Spain, the Holy See and Portugal– toyed with the idea of an alliance under which they would convince the Allies to sign a separate peace with Germany to avoid the destruction of Germany and stop communism. Immediately after the German occupation, in response to the Allies’ representation that the Sztojay government was a puppet government, Portugal downgraded its diplomatic mission to Budapest, recalling its Minister to Lisbon, and replacing him by a Charge d’Affaires “so as not to give the idea that it was breaking diplomatic ties but to mark the decreased independence of the Hungarian State”.


 


Minister Sampaio Garrido had been in Hungary since 1939 and no doubt had seen a lot, for the persecution of Jews was not introduced to the government of Regent Horthy by the Germans. In the midst of the climate of terror caused by the Gestapo’s arrival in Budapest, Sampaio Garrido had taken the initiative of sheltering a group of people who were probably friends of his in the Portuguese Legation. At the beginning of May, however, he had to inform Lisbon that the Legation had been attacked by the Gestapo and his guests taken to the Budapest Police from where he had had great difficulty in removing them. Although surprised, the government in Lisbon was not angered. Gently calling the attention of its Minister to the fact that he “should” have warned the MNE, it undertook to honor the protection granted by Garrido to his protégés.





Alberto Teixeira Branquinho took over his post as Charge d’Affaires in Budapest on 5 June and with it the responsibility of protecting “its” refugees. In August, when the situation again worsened, the new Charge d’Affaires, invoking the actions of the Swedish Minister in Budapest (Danilsson, a personal friend of Teixeira de Sampaio, Secretary General of the MNE), obtained permission from Lisbon to widen the nature and quantity of Portuguese protection, mainly by issuing Schutzpässe. These protection papers did in fact protect many Jews until Regent Horthy’s deposition by the national socialist Szalasi, Prime Minister and self-proclaimed vice-regent. At the end of October, Szalasi decided that he would only respect protection papers issued by countries that recognized his government as legitimate. At that point, the Portuguese government recalled its Charge d’Affaires.

After 29 October the Portuguese representation in Budapest was in the hands of the vice-consul, Jules Gulden, who continued to keep an eye on the Portuguese protégés. In his book American Jewry and the Holocaust, The American-Jewish Joint Distribution Committee, 1939-1945, Yehuda Bauer says “Jules Gulden not only offered hundred of visas to Portugal but also issued 1 200 protection papers”. In a letter he wrote to the MNE on 18 December about the situation he had left behind in Budapest, Jules Gulden, now a refugee in Geneva, did not mention the subject.

After the departure of its representatives, Lisbon continued representations in Berlin to protect the refugees left behind in the Portuguese Legation and to protect the bearers of Portuguese protection papers. There could be no disrespect for the prerogatives of sovereignty. Officially, Portuguese diplomatic action in Hungary helped save about 1 000 people.


 

Manuela Franco

 

in "Politics and Morals " [click on the title to read full text]





 

16 Jun. 1944

Confidential telegram nº 69 from the Portuguese Legation Budapest to the MNE informing of the worsening situation of the Jewish persecution, in particular in the countryside and of the inhuman way Jews are deported to Germany.



 

Spared Lives, the actions of three Portuguese diplomats in World War II 

 

Documentary Exhibition


 

The Diplomatic Insitute

 site and blog

 © 2013 Governo da República Portuguesa



 


link do postPor VF, às 18:14  comentar

25.11.13


Portugal participou na II Guerra Mundial como neutro. A lúcida apreciação das condicionantes internas e internacionais, especialmente a experiência da recente guerra civil espanhola, a posição geoestratégica da península ibérica, aconselhavam-no. E, em 1939, a neutralidade era ainda um conceito político-jurídico de aplicação relativamente simples. Mas, para além do soez plano de conquistas territoriais e de esferas de influência, a Alemanha movia uma guerra ideológica, total. Perante a aplicação dos mandamentos do movimento totalitário, o estabelecer em terras conquistadas da vassalagem à mundivisão nazi, a destruição segura dos valores em que a civilização ocidental até então tinha funcionado, a semântica da neutralidade foi-se alterando. Tornou-se uma posição de difícil gestão, tanto mais quanto Portugal era governado em regime autoritário, por um ditador que operava sobre certezas, no caso um conjunto de princípios feitos à medida de um Mundo que a própria guerra se encarregava de destruir.


As certezas são inimigas da verdade. No caso português, escondida pela auto-satisfação de nos termos poupado ao conflito, quem sabe até termos ganho algum dinheiro com ele, a verdade ficou por captar até ao fim da guerra, com o luto oficial por Hitler e, até aos nossos dias, com a apreciação legalista, apolítica e amoral que ainda prevalece sobre a neutralidade portuguesa. Na equidistância perante os dois lados, no não ter compreendido que vencedores e vencidos não se equivaleriam, que o Estado nazi não comportava regeneração, em suma, no fugir a tomar partido no conflito político e moral postulado na II Guerra Mundial, Salazar remeteu a nação portuguesa para a periferia da modernidade e para fora da história da Europa. A democracia demoraria mais trinta anos a chegar a Portugal que, só então, reencontraria o caminho político de regresso à Europa.


Sabe-se que durante os anos da II Guerra Mundial passaram por Portugal dezenas de milhares de refugiados, sobretudo judeus. Muitas vidas foram poupadas pela actuação decidida de três diplomatas portugueses documentada na presente exposição: Aristides de Sousa Mendes, Cônsul de Portugal em Bordéus, Carlos de Sampaio Garrido, Ministro de Portugal na Hungria e Alberto Teixeira Branquinho, Encarregado de Negócios de Portugal em Budapeste. O primeiro, em Junho de 1940, elevou-se pela força do seu carácter acima do pânico dominante e, agindo por decisão e risco individual, no momento certo, abriu as portas de Portugal aos fugidos de França. Seria esmagado pelas certezas de um Salazar vencido pela criação de um facto político cuja reversão arrastaria questões complicadas de enquadrar nos parâmetros escolhidos para a neutralidade portuguesa. Os segundos, em 1944, confrontados com a ocupação alemã da Hungria e o programa acelerado de eliminação dos húngaros judeus, empenharam o seu sentido de valores e a sua coragem na concretização de uma operação de salvamento programada pelos representantes dos países neutros em Budapeste, e que contou com a aprovação e o envolvimento activo de Lisboa. Humana e politicamente de natureza e dimensão muito diferentes, estes dois episódios ilustram bem o evoluir da política portuguesa quanto aos refugiados do nazismo: uma atitude inicial muito restritiva, que se foi flexibilizando progressivamente com o andar da guerra, chegando mesmo a assumir formas de acção positiva quando o regime começou a ter por certa a derrota alemã e a imaginar que a neutralidade proporcionaria uma plataforma de protagonismo político no pós-guerra.

 

Manuela Franco

in "Moral e Política" [o texto na íntegra aqui ]

     " Politics and Morals" [text  here]




 



Vidas Poupadas: Três Diplomatas Portugueses na II Guerra Mundial

Exposição Documental 

Documentary Exhibition


Na escolha dos documentos patentes nesta exposição sobre a acção de três diplomatas portugueses guiamo-nos principalmente pela possibilidade de proporcionar um máximo de leitura directa de dois momentos reveladores da administração da neutralidade portuguesa.

No caso de Aristides de Sousa Mendes, os acontecimentos foram rápidos, as posições extremadas, e o material do processo que lhe foi movido mostra, mesmo ao leitor mais desprevenido, o quadro moral e político em que o drama se desenrolou. Limitamo-nos aqui a juntar alguns documentos que contribuem para contextuar o caso, tanto quanto às atitudes – antecedentes – das autoridades portuguesas perante a questão dos refugiados, como em conclusão, nos pareceu interessante mostrar o ponto de vista crítico da política de vistos de Lisboa que o Cônsul em Marselha, um diplomata completamente alheio ao processo Sousa Mendes, comunicava a Lisboa no final de 1940.

No caso da Hungria, a correspondência trocada entre Lisboa e as Legações de Portugal em Budapeste, em Berlim, e em Berna – onde Sampaio Garrido, saído da Hungria, passou quase todo o Verão de 1944 – permite seguir, às vezes dia a dia, um processo onde o empenho pessoal de dois diplomatas galvanizados pela arrogância do ocupante alemão e pelo terror das perseguições movidas aos judeus de Budapeste, encontrou eco numa Administração politicamente orientada para transformar em créditos na paz, uma neutralidade que entretanto se tornara incómoda.

Esperamos que a presente exposição possa ser uma achega para o concretizar da profecia feita por Salazar, a 18 de Maio de 1945, perante a Assembleia Nacional, no seu discurso “Portugal, a Guerra e a Paz”: “A História, serena e imparcial, como os literatos dizem que é, há-de um dia catalogar os nossos actos desta guerra e classificar a nossa neutralidade”.

 

 


 

 

 Artigo censurado (versão integral aqui)

 

 

 

 

 

Foto: Refugiados em Lisboa durante a II Guerra Mundial aqui  

 

 

Exposição e Textos aqui


Spared Lives, the actions of three Portuguese diplomats in World War II 

Documentary Exhibition

 




site e blog do Instituto Diplomático aqui e aqui

© 2013 Governo da República Portuguesa 

link do postPor VF, às 01:00  comentar

13.9.13

 


 

A vegetação de Timor, ao contrário do que se imagina, não é composta, exclusivamente, por agrupamentos de natureza tropical, nem oprime o espírito ao ponto de nos considerarmos irremediavelmente à mercê do poder dos elementos da selva. A oito graus de latitude sul, a ilha oferece-nos o espectáculo incomparável de uma vegetaçãoo cintilante e vária que, conforme as regiões, se sintetiza em paisagens dos mais diferentes países do mundo. As florestas do «Eucalyptus obliqua»  transportam-nos à Nova Gales do Sul e à Tasmania, já perto do círculo antártico; os parques de «Tamarindus» e de «Ziziphus» a certos espaços do nosso Alentejo; os planaltos de Fuiloro lembram os campos e os bosques do norte da Europa, a verdura luminosa dos condados ingleses; e, na estação seca, as florestas de paus-rosa», dir-se-iam imitar os maciços arbóreos do Buçaco ou Gerez. A par disso é um prolongamento de Samatra, Java e outras ilhas de vegetação genesiaca, mas harmoniosamente equilibrada. Não admira que o espírito sensível de Alberto Osório de Castro fosse levado a confessar: «A flora de Timor, misteriosa e fremente, em mim, produz, por vezes o mesmo « grand songe terrestre», igual vertigem e ardente ebriedade pânica à que me dão certos poemas... » (Ruy Cinatti)



 

 

«Troncos colossais, majestosos, encordoados, de quatro a cinco metros de circunferência, raízes poderosas que se torcem sobre o pavimento da rua...» (Armando Pinto Correia)



«Os palavões brancos (Eucalyptus alba) das encostas xistosas do litoral, diziam-me já a soledade adusta do “Bush” australiano, não distante.» (Alberto Osório de Castro)


 

 

Timor, Páginas de um Diário Poético

Ruy Cinatti

"Panorama, Revista Portuguesa de Arte e Turismo"

Números 36 e 37, ano de 1948


Fotos: Ruy Cinatti

 



link do postPor VF, às 12:09  comentar

7.9.13

 

 

 

 

«O timor que usa «taiss» ou «lipa», largo pano de algodão às riscas, colorido de azul ou de encarnado, e chegando da cinta aos joelhos, cabaia ou curta jaleca branca de botões apresilhados, lenço atado no alto da cabeça à moda javanesa..., vai porém para a guerra de «lipa» negra, cabaia encarnada, lenço com penas de galo erectas ao topo e, principalmente quando já «Açuaim», ou guerreiro de fama, de manilhas, colares de «mútissalas», «luas» de prata ou de oiro, e de cinta ou faixa branca... » (Alberto Osório de Castro)




 

«Debaixo do braço ou posto ao colo, não falta o galo de combate, nem no saquitel a lâmina acerada que no começo dos torneios, se lhe ata a uma das patas, apetrechando-o para uma peleja renhida, em volta da qual se há de comprimir o povoleu e ferverão as apostas a dinheiro.» (Armando Pinto Correia)

 

 



Testemunhas de antigas lutas, as tranqueiras e outros vestígios das arquitectura militar de Filomeno da Câmara, são hoje representações históricas que surpreendem o visitante recém-chegado a alguns postos administrativos do interior. (Ruy Cinatti)

 




Timor, Páginas de um Diário Poético

Ruy Cinatti

Panorama, Revista Portuguesa de Arte e Turismo

Números 36 e 37, ano de 1948


Fotos: Ruy Cinatti (1947)

 



link do postPor VF, às 17:18  comentar

4.9.13

 

 

 

 


































«Mani-meta são os edifícios cujo pau de fileira se ornamenta, com pontas de búfalo, conchas marinhas e paus trabalhados em forma de pássaros. Assentam, como as construções sagradas, em oito prumos, os quatro primeiros cravados no terreno e segurando um tabuleiro, espécie de terraço sem paredes, onde se recebem visitas, as mulheres tecem panos e às vezes se cozinha.» (Armando Pinto Correia)



 


































«Julguei que, sendo aquela a mais distante e a menos conhecida das terras do nosso Império, todos os que por lá andaram, e porventura a sentiram e amaram como eu, se não podiam furtar ao dever nacional de contar à Metrópole um pouco do que sabem a respeito de Timor.» (Armando Pinto Correia)


Fotos: Ruy Cinatti (1947)



Timor, Páginas de um Diário Poético

Ruy Cinatti

in "Panorama, Revista Portuguesa de Arte e Turismo"

Números 36 e 37, ano de 1948


 


 

link do postPor VF, às 11:26  comentar

29.7.13

 

Se a capacidade da fotografia em capturar o extraordinário ou o contingente causou, em termos históricos, maravilha, pelo seu aparente condão de magicamente embalsamar o tempo, a mesma provocou simultaneamente um certo desconforto, já que a preservação de um momento fugidio também servia paradoxalmente de lembrete da corrupção de tudo aquilo que é próprio ao tempo. No arquivo, vemos escrito a letras gordas aquilo que a fotografia leva a cabo numa escala mais modesta: um diálogo com a posteridade, um endereçamento a um tempo por vir, um tempo em que esse mesmo artefacto será ancião, um souvenir de um passado irrecuperável. O objeto arquivístico, tal qual a fotografia, é uma despojada lembrança da morte no futuro.

Com a proliferação da fotografia doméstica (muitos artistas contemporâneos simulam a aparência inábil e inexpressiva das fotos instantâneas) e o interesse crescente pela história e antropologia da vida quotidiana, o arquivo familiar veio juntar-se a outros lugares arquivísticos históricos e burocráticos, tornando-se ao mesmo tempo fonte de significado etnográfico e um lugar menor e localizado (ou até mesmo virtual) de memorialização privada. Em suma, o arquivo tem-se tornado tão ubíquo e comum como a própria fotografia.

 

Ruth Rosengarten

in folha da exposição Entre Memória e Arquivo 


In English: Between Memory and Archive here

 

 

Vivan Sundaram, Lovers, 2001

Colecção Berardo, cortesia do artista

 

 

 

 

Entre Memória e Arquivo



Helena Almeida, Bernd e Hilla Becher, Daniel Blaufuks, Christian Boltanski, Marcel Duchamp, Allan McCollum, Chantal Joffe, Tracy Moffatt, José Luís Neto, Gabriel Orozco, Pedro Quintas, Umrao Singh Sher-Gil, Augusto Alves da Silva, Hiroshi Sugimoto, Vivan Sundaram, Jemima Stehli, Wolf Vostell, Robert Wilson, Francesca Woodman. Curadoria de Ruth Rosengarten*


 

até 29 de Setembro de 2013

Museu Colecção Berardo

 aqui


 

 

 

*o blog Tempus Fugit de Ruth Rosengarten aqui e na lista de blogs deste blog

 

link do postPor VF, às 11:55  comentar

10.3.13

 

 

 

R.B. Kitaj  The Rise of Fascism, 1975–1979 Pastel, coal and oil on paper

© Collection of R.B. Kitaj Estate

 

 



... la méditation sur le totalitarisme, c'est-à-dire sur la négation totale de l'homme et de ses droits, conduit Hannah Arendt à ratifier la critique réactionnaire des droits de l'homme. Cet itinéraire est singulier.

 

Singulier peut-être, mais imposé par la force des choses. Du déracinement des apatrides à l'internement concentrationnaire, la négation de l'humain a pris la forme de la désolation, c'est-à-dire de la privation de sol, de l'expérience radi­cale et désespérée d'une absolue non-apparte­nance au monde. Il faut un monde à la liberté. Ce n'est pas n'importe où, n'importe comment, mais au sein d'un peuple, dans un certain milieu vital, à l'intérieur d'une communauté politique, que l'homme peut vivre en tant qu'homme parmi les hommes, c'est-à-dire «exprimer des opinions signifiantes et mener des actions effi­caces1». Voilà ce que nous apprend, a contra­rio, un siècle dévasté par la volonté totalitaire de dissoudre le monde humain dans le progrès de l'Histoire. Lutte des races, ou lutte des classes, il n'y  a  de  lois  dans  l'univers  totalitaire que comme lois du mouvement : il n'y a de réel que le processus historique, il n'y a de vivant que l'humanité en marche et, au bout du compte, il y a la formule glaçante de l'Angkar (l'organisa­tion des Khmers rouges): « Te perdre n'est pas une perte, te conserver n'est d'aucune utilité 2. » Sous le règne de l'Homme, les hommes finissent par être tous superflus. En d'autres termes, la négation ontologique de l'individu accom­pagne l'anéantissement du monde dans le fleuve du devenir. C'est l'événement donc, et non le caprice, qui a conduit Hannah Arendt à refuser de choisir entre l'ordre et le mouvement. Elle a vu le mouvement engloutir simultanément toute stabilité et toute initiative.


Oui, Hannah Arendt est conservatrice, car elle a peur. Elle n'a pas peur pour ses biens. Ayant éprouvé la fragilité de la permanence, elle a peur pour le monde. Proche ici de Simone Weil, elle a peur pour cette chose belle, gra­cieuse, fragile et périssable qu'est la patrie non mortelle des mortels que nous sommes. Elle a peur pour la loi positive qui entoure tout nou­veau venu de barrières et, en même temps, assure la liberté de mouvement, la possibilité qu'il advienne quelque chose de nouveau et d'imprévisible. Elle a peur pour la trame symbo­lique, la communauté de sens qui nous relie non seulement à nos contemporains mais aussi à ceux qui sont morts et à ceux qui viendront après nous. Elle a peur pour le passé, pour le temps humain, pour la continuité qu'instituent les objets et les œuvres, pour le cadre durable au sein duquel peuvent se déployer l'action et la création.


Non, Hannah Arendt n'est pas conservatrice, car elle n'aspire pas davantage au rétablissement de l'ordre qu'à l'instauration d'une société organique où les tâches s'accompliraient naturelle­ment, sans discussion, sans invention, sans projet, indépendamment des volontés indivi­duelles. Il ne s'agit, en aucune façon, pour elle, de restreindre la faculté d'agir à ce que la tradi­tion prescrit ou de fondre la multiplicité des per­sonnes dans l'unité substantielle de je ne sais quel Volksgeist. Le monde dont elle a le souci est bien un héritage, mais cet héritage ne se pré­sente ni comme un modèle de comportement, ni comme une identité collective. Arendt est simplement payée pour savoir que l'autonomie n'est pas donnée comme une nature, qu'elle n'est pas une propriété inaliénable de chacun de nous. Le siècle lui a appris à faire la différence entre les conditions d'une vie humaine et les conditionnements ou les aliénations de la liberté. Burke : l'homme est d'abord un héritier. Paine : l'homme est d'abord un individu. Arendt : le déshérité ne peut pas accéder à une existence individuelle.



 

Alain Finkielkraut 

in L'ingratitude (IV. L'impudence des vivants) 

Conversation sur notre  temps avec Antoine Robitaille


pp. 156-158

© Éditions Gallimard, 1999 et 2000


Notes:


1. Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme, l'impérialisme, Seuil,1984, p.286


2. Cité dans Le livre noir du communisme, Robert Laffont, 1997, p.654




link do postPor VF, às 12:14  comentar

29.1.13

 

 

 

 27 May 1977 -French writers Bernard-Henri Lévy and André Glucksmann

converse on the set of the television show Apostrophes

Photo: © Sophie Bassouls/Sygma/Corbis



J'ai, pour commencer, été qualifié de philosophe à mon corps défendant. J'avais certes parcouru la suc­cession d'examens et de concours qui vous sacrent professeur de ladite discipline. Je n'estimais pas que les palmes du « philosophe » pussent pour autant être déposées sur mon front. Je croyais que les détenteurs de ce titre prestigieux se comptaient sur les doigts de la main : Platon, Aristote, Descartes, Kant, Hegel. Peut-être Heidegger l'avait-il mérité du temps de sa jeunesse mais il compromit son titre en appelant étu­diants et collègues à suivre le Führer. Pis encore, cha­cun ayant droit à l'erreur, il avait, après la capitulation du Reich, tenté, trente longues années, comme un gros chat, d'enterrer ses déjections dans le sable de sa théorie. Du moins me semble-t-il après lecture attentive. Passons.


Si, jeune homme, je plaçais la barre de la « grande philosophie »  très haut, trop  haut  pour moi, mes contemporains au contraire la situaient très bas, plus bas que terre, car la prétention à la «sagesse» était passée de mode. Ils se voulaient alors savants et objec­tifs; ils s'affichaient sociologues, structuralistes, lin­guistes, économistes, dépositaires de savoirs plutôt qu'animés du désir de savoir. Le marxisme-léninisme, version École normale supérieure, régnait. Le vent tourna, dans les années 75-80, quand beaucoup de mes semblables se mirent à signer «psychanalyste et philo­sophe», «mathématicien et philosophe», biologiste et... historien et... écrivain et philosophe. La 2 CV Citroën se vit sacrer dans les gazettes «voiture philo­sophique». Que s'était-il passé? En déboulonnant les idoles du marxisme hégémonique dans l'intelligentsia parisienne, peut-être ai-je contribué à ce renverse­ment. Lorsque de bonnes plumes rejoignirent mes blasphèmes, Bernard-Henri Lévy et les médias bapti­sèrent un peu abruptement cette cohorte provisoire et volatile  «nouvelle  philosophie».  Si la science du matérialisme historique pliait sous les coups, force était de conclure que la volée de bois vert administrée, au nom de la philosophie, sur les adeptes de la dicta­ture du prolétariat n'était pas aussi  frivole  qu'on aimait à le dire.


Je ne laissai pas d'être surpris du retentissement de mon essai intitulé La Cuisinière et le Mangeur d'hommes sous-titré insolemment : «Essai sur le marxisme, l'Etat et les camps de concentration». Le voisinage des termes sonna comme un coup de carabine dans un ciel serein. Mon éditeur avait laissé dormir le manus­crit dans son tiroir pendant plus de six mois, anticipant la diffusion médiocre d'un texte qui heurtait ses convictions de gauche. Sorti le 15 juillet 1975, sans intervention télé, un seul passage radio sur Europe dans la folie des départs en vacances, mais soutenu par un bouche-à-oreille flatteur et imprévu, porté par quelques articles spontanés et enthousiastes de gens que je ne connaissais pas ou mal (1) , il tourna très vite au best-seller.


Des dizaines de milliers d'exemplaires s'arrachèrent dans les librairies et s'échangeaient sur les plages. C'était drôle, curieux, inattendu. J'avais écrit dans l'isolement le plus extrême, sans souci du public, juste pour exprimer la rage et le désir que je partageais avec quelques amis de «ne pas mourir idiot». Le brûlot véhiculait une révolte à fleur de peau contre le plus grand mensonge du siècle : le communisme. Il était rédigé par quelqu'un qui y avait goûté dans son enfance et que le Tout-Paris estimait «de gauche». Je jouissais d'une «bonne réputation». ... 



André Glucksmann

in Une rage d'enfant

[Chapitre 8. A quoi sert la philosophie ? * pp. 172-174]

Hachette Littératures

© Plon, 2006

 

1. Remerciements à Maurice Clavel, Jean Daniel et Bernard-Henry Lévy.

 

* Où il est suggéré que se connaître soi-même, c'est connaître Typhon en nous. D'où l'utilité des infos de 20 heures et l'examen des liaisons dangereuses: Freud et Junon, Alcibiade et Socrate, le prince Potemkine et le neveu de Rameau, Poutine et moi.

 


aqui

 

 

 

 

link do postPor VF, às 12:07  comentar

24.1.13




Paris, Mai 1968:

 Photo: © Serge Hambourg


[...] Depuis trois jours, les étudiants parisiens manifestent violemment. Le jour, ils entre­prennent de dépaver le boulevard Saint-Michel. La nuit, ils font la fête. Puisque la police occupe la Sorbonne, Daniel Cohn-Bendit tient salon sur la place, un millier d'étudiants l'entourent, assis sagement en tail­leur sur le basalte, disposés à résister si les forces de l'ordre tentent de nettoyer les lieux. Un sondage conforte leur optimisme, paru dans la presse du matin: la population de Paris trouve les protestataires plutôt sympathiques, quoi que dise le gouvernement, malgré le boss du parti communiste qui dénonce «l'anarchiste allemand » fauteur de troubles, donc le complot de l'étranger et la CIA.


Le «rouquin sublime» tient le mégaphone lorsqu'un vieil homme très digne, très droit, une cape noire jetée élégamment sur l'épaule, fend la foule. Il vient, dit-il, «saluer» les révoltés. Il tient à désavouer publiquement son parti. Mazette! Une gloire natio­nale s'avance. Son nom circule comme une traînée de poudre, «Aragon!». Les étudiants sont médusés, « le » poète de la Résistance française, l'étoile du sur­réalisme et l'ancien porte-drapeau des intellectuels staliniens a sauté le pas. Il sourit à la foule, salue, pro­nonce quelques paroles bienveillantes et, tel un dieu vivant, savoure par avance l'ovation.


Dany interrompt le début de messe, reprend sans ménagement le mégaphone, et, avec la gouaille qui lui colle à la peau, lance au grand écrivain stupéfait « Très bien! tu es avec nous, mais, avant que nous ne soyons avec toi, réponds de ton passé ! Tu as chanté "Hourrah l'Oural" quand des millions et des millions de Soviétiques étaient déportés, exterminés par le NKVD. Explique tes élégies à la gloire de Staline ! Tu n'as pas le droit de tromper à nouveau.» Et le jeune «mal élevé», qui eût tant plu à l'Aragon surréaliste, enchaîne sans pitié : «Aragon! tu as du sang sur tes cheveux blancs.» Le prince des poètes, livide, s'est figé. Pas un son ne sort de sa bouche, une grimace vient tordre son beau visage. Il tourne les talons et repart penaud. Courbé sous le poids de ses men­songes? La magie de l'insolence venait d'assener une belle leçon d'histoire. De celles qui permettent de comprendre, trente-cinq ans après, la jeunesse orange d'Ukraine et les roses de Géorgie. De quoi moins s'étonner quand Tbilissi ovationne Bush contre Poutine.


Ne voyez pas là un négligeable incident de parcours. L'originalité et l'éclat du Mai français tenaient à sa rupture, encore balbutiante et souvent inconsciente, avec l'idéologie communiste. Ailleurs, en Europe, il en allait tout autrement.[...]

 


André Glucksmann

in Une rage d'enfant

[Chapitre 6. La tentation de Combray * pp.130,131]

Hachette Littératures

© Plon, 2006


Où l'on rencontre Mai 68, Jean-Paul Sartre et Tante Léonie. Qui donne congé à l'Histoire touche à une éternité pas belle à voir. Comment en soixante ans, Paris a zappé du discours de la victoire au discours de la défaite. Dans une Europe degré zéro, les guerres des mémoires tiennent lieu d'aphrodisiaque. 




Image: Student leader Daniel Cohn-Bendit raises his arm for silence to allow poet Louis Aragon to talk to students on a megaphone.Courtesy of Serge Hambourg ici  

 





link do postPor VF, às 13:39  comentar

11.1.13

 

 

 

 Milan Kundera

 

 

Après 1948, pendant les années de la révolution communiste dans mon pays natal, j'ai compris le rôle éminent que joue l'aveuglement lyrique au temps de la Terreur qui, pour moi, était l'époque où «le poète régnait avec le bourreau» (La vie est ailleurs). J'ai pensé alors à Maïakovski; pour la révo­lution russe, son génie avait été aussi indispensable que la police de Dzerjinski. Lyrisme, lyrisation, dis­cours lyrique, enthousiasme lyrique font partie inté­grante de ce qu'on appelle le monde totalitaire; ce monde, ce n'est pas le goulag, c'est le goulag dont les murs extérieurs sont tapissés de vers et devant lesquels on danse.


Plus que la Terreur, la lyrisation de la Terreur fut pour moi un traumatisme. À jamais, j'ai été vac­ciné contre toutes les tentations lyriques. La seule chose que je désirais alors profondément, avide­ment, c'était un regard lucide et désabusé. Je l'ai trouvé enfin dans l'art du roman. C'est pourquoi être romancier fut pour moi plus que pratiquer un «genre littéraire» parmi d'autres; ce fut une attitude, une sagesse, une position; une position excluant toute identification à une politique, à une religion, à une idéologie, à une morale, à une collec­tivité; une non-identification consciente, opiniâtre, enragée, conçue non pas comme évasion ou pas­sivité, mais comme résistance, défi, révolte. J'ai fini par avoir ces dialogues étranges: «Vous êtes communiste, monsieur Kundera ? — Non, je suis romancier.» «Vous êtes dissident? — Non, je suis romancier. » «Vous êtes de gauche ou de droite? — Ni l'un ni l'autre. Je suis romancier. »


Dès ma première jeunesse, j'ai été amoureux de l'art moderne, de sa peinture, de sa musique, de sa poésie. Mais l'art moderne était marqué par son «esprit lyrique», par ses illusions de progrès, par son idéologie de la double révolution, esthétique et poli­tique, et tout cela, peu à peu, je le pris en grippe. Mon scepticisme à l'égard de l'esprit d'avant-garde ne pouvait pourtant rien changer à mon amour pour les œuvres d'art moderne. Je les aimais et je les aimais d'autant plus qu'elles étaient les premières victimes de la persécution stalinienne; Cenek, de La Plaisanterie, fut envoyé dans un régiment dis­ciplinaire parce qu'il aimait la peinture cubiste; c'était ainsi, alors: la Révolution avait décidé que l'art moderne était son ennemi idéologique numéro un même si les pauvres modernistes ne désiraient que la chanter et la célébrer ; je n'oublierai jamais Konstantin Biebl : un poète exquis (ah, combien j'ai connu de ses vers par cœur!) qui, communiste enthousiaste, s'est mis, après 1948, à écrire de la poésie de propagande d'une médiocrité aussi consternante que déchirante; un peu plus tard, il se jeta d'une fenêtre sur le pavé de Prague et se tua; dans sa personne subtile, j'ai vu l'art moderne trompé, cocufié, martyrisé, assassiné, suicidé.


Ma fidélité à l'art moderne était donc aussi pas­sionnelle que mon attachement à l'antilyrisme du roman. Les valeurs poétiques chères à Breton, chères à tout l'art moderne (intensité, densité, ima­gination délivrée, mépris pour «les moments nuls de la vie»), je les ai cherchées exclusivement sur le ter­ritoire romanesque désenchanté. Mais elles m'im­portaient d'autant plus. Ce qui explique, peut-être, pourquoi j'ai été particulièrement allergique à cette sorte d'ennui qui irritait Debussy lorsqu'il écou­tait des symphonies de Brahms ou de Tchaïkovski; allergique au bruissement des laborieuses araignées. Ce qui explique, peut-être, pourquoi je suis resté longtemps sourd à l'art de Balzac et pourquoi le romancier que j'ai particulièrement adoré fut Rabelais.



Milan Kundera

in Les testaments trahis

[sixième partie Oeuvres et Araignées [# 7,  pp. 185-187]

© Milan Kundera / Editions Gallimard 1993



 

 


link do postPor VF, às 18:48  comentar

9.1.13

 

 

 

 Danilo Kis



FIDÈLE À RABELAIS

ET AUX SURRÉALISTES

QUI FOUILLAIENT LES RÊVES




Je feuillette le livre de Danilo Kis, son vieux livre de réflexions, et j'ai l'impression de me retrouver dans un bistro près du Trocadéro, assis en face de lui qui me parle de sa voix forte et rude comme s'il m'engueulait. De tous les grands écrivains de sa génération, français ou étrangers, qui dans les années quatre-vingt habitaient Paris, il était le plus invisible. La déesse appelée Actualité n'avait aucune raison de braquer ses lumières sur lui. «Je ne suis pas un dissident», écrit-il. Il n'était même pas un émigré. Il voyageait librement entre Belgrade et Paris. Il n'était qu'un «écrivain bâtard venu du monde englouti de l'Europe centrale». Quoique englouti, ce monde avait été, pendant la vie de Danilo (mort en 1989), la condensation du drame européen. La Yougoslavie: une longue guerre sanglante (et victorieuse) contre les nazis; l'Holocauste qui assassinait surtout les Juifs de l'Eu­rope centrale (parmi eux, son père); la révolu­tion communiste, immédiatement suivie par la rupture dramatique (elle aussi victorieuse) avec Staline et le stalinisme. Si marqué qu'il ait été par ce drame historique, il n'a jamais sacrifié ses romans à la politique. Ainsi a-t-il pu saisir le plus déchirant: les destins oubliés dès leur nais­sance; les tragédies privées de cordes vocales. Il était d'accord avec les idées d'Orwell, mais com­ment aurait-il pu aimer 1984, le roman où ce pourfendeur du totalitarisme a réduit la vie humaine à sa seule dimension politique exactement comme le faisaient tous les Mao du monde? Contre cet aplatissement de l'exis­tence, il appelait au secours Rabelais, ses drôle­ries, les surréalistes qui «fouillaient l'inconscient, les rêves». Je feuillette son vieux livre et j'en­tends sa voix forte et rude: «Malheureusement, ce ton majeur de la littérature française qui a commencé avec Villon a disparu.» Dès qu'il l'eut compris, il a été encore plus fidèle à Rabelais, aux surréalistes qui «fouillaient les rêves» et à la Yougoslavie qui, les yeux bandés, avançait déjà, elle aussi, vers la disparition.


Milan Kundera

in Une rencontre* p.160-161

© Milan Kundera 2009 - Éditions Gallimard 2009                                                

 

 

 

* ... rencontre de mes reflexions et de mes souvenirs; de mes vieux thèmes (existentiels et esthétiques) et mes vieux amours (Rabelais, Janacek, Fellini, Malaparte...)...






Mais sobre este  livro aqui

 

Mais sobre Danilo Kis aqui



link do postPor VF, às 10:22  comentar

9.12.12

 

 

 

 



Ferro, António Joaquim Tavares (Lisboa, 17-8-1895 - Lisboa, 11-11-1956). A sua personali­dade de escritor, jornalista e político evoca, habitu­almente, na recorrência memorial uma dupla cir­cunstância: editor de Orpheu, a convite de Mário de Sá-Carneiro, com apenas 19 anos; fundador--director do Secretariado da Propaganda Nacional (após 1944, denominado de Secretariado Nacional da Informação, Cultura Popular e Turismo), por convite de António de Oliveira Salazar, a fim de promover a «política do espírito» do «Estado Novo». Sendo certas essas duas evidências, elas não esgo­tam contudo as manifestações de uma complexa vivência, que articulou de forma hábil a acção cul­tural com a acção política, entrelaçadas por uma muito particular dimensão estética, e que se pode, em visão estrutural, periodizar deste modo: 1914-17 (irrupção poética e cívica), 1918-32 (resistência à cultura e à política republicana demoliberal), 1933-49 (vertigem da propaganda salazarista) e 1950-56 (solidão do diplomata). [...]

 

Ernesto Castro Leal

in "António Ferro" Dicionário de História de Portugal- VIII

Coordenadores: António Barreto e Maria Filomena Mónica

© Livraria Figueirinhas

Imagem: A.F. c. 1940




 

link do postPor VF, às 00:38  comentar

24.8.12

 

 

 

desenho de Paulo Ferreira



[...] No traje português actual reconhecem-se caracteres primitivos em que a influência geográfica dominou, e verificam-se também, dentro de certos limites e com justificada interpretação, variedades e diferenciações em estádios sucessivos ou meras sobreposições. O homem do mar, sempre com a mesma faina e sempre nas ondas, exige o traje que lhe não tolha os movimentos, a um tempo leve e agasalhador, e facilmente substituído. O mesmo princípio se aplica a todas as mulheres, que trabalham no mar, na praia e nas lides relacionadas com o mar.  O pastor, na planície alentejana ou por vales e lameiras, pastagens das serras, tanto nas verandas — as "brandas" — como nas inverneiras, do Centro e Norte de Portugal, tem vestuário protector das intempéries e dos acidentes do solo. As partes, que o constituem, obedecem a especial adaptação, e têm por matéria prima fundamental a pele e a lã dos rebanhos.  Na planície do Ribatejo, estendida a um e outro lado do Tejo, larga, uniforme, colorida, o campino a cavalo percorre as lezírias e os salgados, persegue ou atrai o gado bravio em correrias repetidas; é o que Fialho de Almeida chamou "emanação da paisagem" (1). O traje apropria-se ao movimento, violento e livre, do cavaleiro ágil nos gestos e nas atitudes. É leve, articulado, solto: jaqueta curta, colete, faixa à cinta, calção e meia com sapato de espora, carapuça na cabeça; ordinariamente em mangas de camisa, equilibra no ombro a jaqueta. Se o traje deste centauro é simbólico, por certo não o é menos o "pampilho", que, empunhado na carreira, lhe marca sinal heráldico de cavaleiro armado nas regras da cavalaria. A cor, onde os olhos poisam e vai embelezar-se de sensações excitantes a alma do habitante de uma região, reflecte no traje o carácter dominante da sua psicologia. As lãs dos picotes, riscadilhos, xergas ou burelas, buréis, estamenhas, saragoças, churras ou tingidas, dão tons de monótona grandeza aos trajes serranos. Quando misturam fios de lã, e os tingem para atavio do traje ou da casa, fazem-no em combinações vibrantes de cor. À medida que se desce para a planície, a cor alegra os trajes, que manifestam a pouco e pouco a subida para a policromia rica. Assim, as mulheres policromizam e complicam o vestuário, quanto mais se aproximam das baixas e sobretudo mais se achegam do mar. Aí as matizações são perfeitas, vivas no colorido e movimentadas no jogo dos tons. A mulher da zona litoral é a mais colorida e a de maior composição indumentária. E de entre todas a mais rica é a do recanto de Noroeste, na região de Viana-do-Castelo. Esta gradação do traje, das alturas para as baixas, e do interior para a orla marítima, condiz com as outras manifestações espirituais e utilitárias do homem na mesma direcção.[...]

 

Luís Chaves

in Vida e Arte do Povo Português p. 8

Secretariado da Propaganda Nacional, Edição da Secção de Propaganda e Recepção da Comissão Nacional dos Centenários, Lisboa, 1940


 

 

 

 

Nota:  Fialho de Almeida, O Paiz das Uvas, 3ª ed. Lisboa, 1915, pág. 37




Veja também aqui e aqui

link do postPor VF, às 13:30  comentar

17.6.12

 

 

 

Whose Sleeves? (Tagasode)

Japan, late 16th century


 

 

Joao Rodrigues was born about 1562 at Sernancelhe in northern Portugal and sailed to the East while still a boy of twelve or thirteen years of age. He entered the Jesuit Order in Japan and obtained such a proficiency in Japanese that he acted as Valignano’s interpreter at the audience granted by Hideyoshi in 1591. From that date onwards he made frequent visits to court, acting as spokesman for the Jesuit missionaries and interpreter for the delegations of Portuguese merchants. After Hideyoshi’s death in 1598, Tokugawa Ieyasu continued to favor him and even appointed him as his commercial agent in Nagasaki. Jealousy and resentment on the part of local officials resulted in his exile to Macao in 1610 after living in Japan for thirty-three years, during which time he met many of the leading political and artistic figures of the day. [...]

In addition to his business activities in Japan he found time to publish at Nagasaki in 1608 the Arte da Lingoa de Iapam, a truly monumental work, for it was the first systematic grammar of the Japanese language. Not only does he describe the spoken and written language in exhaustive and possibly excessive detail, but he includes for good measure fascinating accounts of Japanese poetry, letter writing, and history.[...] It is in his account of Japanese art that he displays his outstanding talent, and his description of the tea ceremony, flower arrangement, painting, lacquerwork and calligraphy is unrivaled in contemporary European reports. His appreciation of the Japanese artistic temperament is remarkable, and he accurately and sympathetically portrays the elusive feeling of sabi, the transcendental loneliness of the homo viator in this fleeting world of dew, and the sentiment of wabi, the spirit of disciplined and aesthetic frugality in art and life.
 [...] Writing about the spirit of the tea ceremony, Rodrigues observes:

 

Hence they have come to detest any kind of contrivance and elegance, any pretense, hypocrisy and outward embellishment, which they call keihaku in their language…
Instead, their ideal is to promise little but accomplish much; always to use moderation in everything; finally, to desire to err by default rather than by excess…The more precious the utensils are in themselves and the less they show it, the more suitable they are.


It would be difficult to improve on this summary description of the traditional Japanese canon of taste. Written today by a Westerner, the passage would indicate a commendable understanding and appreciation of an essentially alien culture; to have been written three and a half centuries ago reveals Joao Rodrigues as a unique interpreter not only of the language but also of the artistic genius of the Japanese people.

 

Michael Cooper

in The Southern Barbarians
, The First Europeans in Japan

[Japan Described: The reports of the Europeans]

M. Cooper, A. Ebisawa, F.G. Gutierrez, Diego Pacheco 


Edited by Michael Cooper

Kodansha Ltd, Japan and Palo Alto, Calif.U.S.A. in cooperation with Sophia University, Tokyo, 1971.

 

 

aqui

 

 

 

Notas:


Imagem: Whose Sleeves? (Tagasode) aqui

Texto citado aqui

Azuchi–Momoyama Period aqui 

 

 

Prémio Rodrigues, o Intérprete aqui

 

link do postPor VF, às 11:56  comentar

27.5.12

 

 

 
Pablo Picasso
1er Carnet #VIII (8.7.1959)

 

[...] El contacto con el toro bravo es lo que nos hace toreros. Quizá sea el contacto con su soledad en el campo, lo que hace que el hombre se vaya consolidando en su carácter. Y en este caso, al referirme al hombre, he de hacer alusión directa de mí, ya que, al pedirme estas cuartillas, quisieron hacerme protagonista del relato. Supe también en el campo y en este contacto con lo que el público llama la fiera, lo que debía rehuir para no convertirme en lo que Antonio Machado llamaba: « España de charanga y pandereta, cercado y sacristía, devota de Frascuelo y de María, de espíritu burlón y de alma quieta». Supe desde el primer momento que buscaría algo más, que encontraría otras inquietudes en mi vida. No admito la carnavalada más que en las máscaras de Goya o de Solana. Estoy más cerca de la pintura negra Goyesca, que de la fiesta en la Pradera de San Isidro. En él campo castellano fui puesto en contacto con esa España más profunda, que es la España del campo en donde no cabe el oropel, porque las vestiduras son de cuero, en donde no sirven las panderetas, porque su tamborileo sería borrado por la profundidad de su horizonte. Conocí a la par a los hombres que a nadie engañan, porque nacieron ayunos de aspiraciones por una tradición de inexplicable resignación, porque nadie les ha querido despertar sus conciencias. Y conocí a la par al toro, alejado del albero de la plaza, en donde assume el papel de antagonista en este festejo, en el que el papel de protagonista, de héroe legendario, se le ha atribuido al torero. Y estoy conforme — ¿por qué no? — en el reparto que en la Gran Comedia Humana, me ha tocado en suerte o en desgracia representar.

En un herradero, en una tienta, en cualquiera de esas faenas que hay que realizar antes de que el toro se encuentre en condiciones de ser lidiado, puede estar el secreto de la trascen­dencia con que tratamos de revestir a este espectáculo de multitudes, espectáculo capaz de despertar pasiones insospechadas. Si no le diésemos, si no revistiésemos a la corrida de la precisa trascendencia, no resultaría serio — ya lo he dicho en otras ocasiones — que un hombre con unas medias rosas, luche con un toro en medio de una plaza, y todo esto en plena Era atómica; a primera vista no parece serio.

Pero algo más que la simple pandereta, hay en las entrañas de esta fiesta. Algo más existe, efectivamente, si sus protagonistas tienen algo más que lo superficial. Sin embargo, no puede evitarse que como frivolidad sea tomado a veces, un espectáculo que es la lucha a muerte entre toro y torero. Pues sí, es un juego, casi una frivolidad, para el pueblo más familiarizado con la muerte que haya existido jamás: España. 

 

 

Luis Miguel Dominguín

in Picasso, Toros y Toreros

© 1980 Alpine Fine Art Collection, Ltd, 

New York, New York

link do postPor VF, às 11:10  comentar

16.5.12

 

 

 

 

 João Branco Núncio c. 1930

 Foto: Mário Novais

aqui

 

 

[...] a par da «revolução» belmontista, também a nossa tourada sofrera importantes altera­ções forçadas por essa excepcional figura de cavalei­ro que foi João Branco Núncio. Cerca do final dos anos 20, totalmente coadjuvado pelo inesquecível Simão da Veiga e por outros jovens artistas, João Núncio decide pôr termo à prática do «touro corri­do». De facto, passa-se a exigir que para a lide a ca­valo tal como para o toureio clássico saiam reses que nunca tenham sido toureadas. A medida acaba por ser aceite e com ela, tal como acontecera com a «re­volução» belmontista, aumenta decisivamente o in­teresse artístico da nossa tourada. Mas, note-se que por essa ocasião os touros utilizados nas corridas eram por via de regra animais autóctones cuja selecção não contemplava em especial os problemas de casta ou nobreza. Significativamente e quando começam a surgir em Espanha touros bem adaptados ao toureio post-belmontista, também por cá os ganadeiros inici­am idêntico caminho. Nos anos 40 e 50 eram fre­quentes os cartazes em que se anunciavam com certo orgulho touros de «casta espanhola». E, porque um animal de investida suave e persistente é capaz de permitir uma melhor exploração artística da sua lide, atinge-se nessa ocasião (anos 40) um dos vários pon­tos máximos do nosso toureio a cavalo.

 

Fernando Teixeira

in "Tauromaquia" Dicionário de História de Portugal- IX

Coordenadores: António Barreto e Maria Filomena Mónica

© Livraria Figueirinhas

 

 


link do postPor VF, às 17:21  comentar

12.5.12

 

 

 

 

Paquito 

Vila Franca, Portugal, 1949

 

 

 

[Nos anos 30 do século XX] A salvação da festa vai provir duma outra evolução decisiva da lide [...]. Trata-se da revolução da arte de tourear, criada pelo célebre diestro Juan Belmonte. Pode dizer-se que antes des­te, e mesmo quando praticada por verdadeiras figu­ras da época como o famoso Guerrita ou como o malogrado Joselito, afinal o maior rival de Belmonte, toda a lide do touro se baseava no princípio tauromáquico pitorescamente descrito por Lagartijo: «Viene el toro; se no te quitas, te quita el». Isto é, na interpretação pre-belmontina o toureio fazia-se, à custa da velocidade de execução, da agilidade de per­nas, da esquiva hábil à investida do animal. Belmonte, diz-se que por insuficiência física, optou pelo cami­nho inverso. A posição do toureiro passa a ser predo­minantemente estática e a forma de manejar capa ou muleta é que obriga o touro a circular em volta da figura de pés fincados na areia. Com este princípio a técnica e o domínio sobre o touro terão que ser abso­lutos e capas e muletas deverão deslocar-se tão lenta­mente quanto possível, como se estivéssemos peran­te uma inusitada forma de ballet. Assim nasce uma nova arte, melhor dizendo assim o toureio passa a poder plasmar-se numa estética de tal forma dimensionada que se vai revelar quase obsessiva numa plêiade de poetas e artistas. Aliás, nem os românticos se irão afastar. Manolete, outra figura de época, vai elevar esse toureio agora hierático aos seus mais al­tos níveis com toda a carga de tragédia que aparecia já implícita na sua arrepiante expressão artística. Mas muitos hão de ser os toureiros que na definição de Garcia Lorca virão a ser tocados pelo mágico Duende desenhando em instantes fugazes verdadeiras obras primas que perduram uma eternidade em quem tem a felicidade de os contemplar (1)

 

Fernando Teixeira (aqui)

in "Tauromaquia"

Dicionário de História de Portugal- IX

Coordenadores: António Barreto e Maria Filomena Mónica

© Livraria Figueirinhas

 

 

 

 

1. Remeto o leitor que queira aprofundar o tema para Hemingway, Morte ao entardecer, ou para José Bergamin, La musica callada del toreo, Madrid, 1981, Turner, ou para o autor em O touro e o destino, Lisboa, 1994, Instituto de Sociologia e Etnologia, Uni­versidade Nova de Lisboa.

 

 

 

 

 

Paquito

aqui 

 

 

link do postPor VF, às 11:43  comentar

29.4.12

 

 

 João Branco Núncio

Vila Franca, Portugal 1949

 

 

À portuguesa tradição do toureio a cavalo se referem já crónicas de Strabão, citando os antigos lusitanos como amigos dos jogos hípicos, com touros, e outras que dão notícia de D. Sancho II alanceando touros ao estilo da época, e as de Fernão Lopes em relação a D. Fernando, e as de Garcia de Rezende que descrevem el-rei D. João II no gosto pelas touradas e fazendo frente e matando à espada um touro que em Alcochete lhe saiu ao caminho quando ia com a rainha. Outras crónicas descrevem façanhas do rei D. Sebastião como toureiro a cavalo, e dizem que o neto de Carlos V rojoneou em Cadiz, de abalada para o sonho de Alcácer. E muitos monarcas foram toureiros a cavalo, até D. Miguel que farpeou em Salvaterra, e na praça de Xabregas desta cidade de Lisboa, que teve redondéis no Rossio, no Terreiro do Paço, na Junqueira, no Largo da Anunciada, no local onde está o jardim da Estrela, no Salitre, no Campo de Santana e agora no Campo Pequeno. D. Carlos criou touros e D. Luís e D. Miguel entraram em tourinhas. E quantos fidalgos lanceando e rojoneando nas festas dos nascimentos de príncipes e das suas bodas e nos torneios peninsulares com os continuadores del Cid e de Villamediana, nas Praças Maiores de Espanha, em nobre competência, por sua dama, em alardes de valentia e de pompa pela gente de cada bando, a cavalo e a pé, com as armas e as cores de cada qual! Em Portugal manteve-se e aperfeiçoou-se a Arte de Marialva, tomando o nome do grande senhor e cavaleiro a quem mestre Andrade  dedicou o seu famoso tratado de equitação. Desde aqueles tempos, e até aos nossos dias, têm sido sucessivas as gerações de cavaleiros tauromáquicos. Estes e os forcados são os representantes do toureio português, uma vez que os bandarilheiros, e os antigos «capinhas», quási se limitam a imitar, até na indumentária, os seus iguais de Espanha.

Os cavaleiros  tauromáquicos têm indumentária própria: a casaca bordada e o tricórnio de plumas, e botas altas à Relvas — outro bom cavaleiro, do século XIX, em que brilharam também Mourisca, Tinoco, Castelo Melhor e outros. E os forcados, que, como os campinos, são do Ribatejo, terra dos touros, também vestem de forma característica, e também têm sua arte, porque não é apenas função de força o pegar um touro de cara, de costas ou de cernelha. Há que saber cair na cabeça da fera, evitando a violência do choque quando, para colher, humilha, e depois aguentar-se, «embarbelando» bem, ou, na melhor ajuda, torcendo bem a «pombinha», vértebra da cauda. E para se julgar da arte que pode caber em sorte tão rude, basta ver os últimos grupos de forcados-amadores, como os de Santarém e de Montemor, tão elegantes e pundonorosos, e até alguns profissionais que sabem dar terreno, com ritmo, com graça, como Edmundo e Garrett e os seus valentes conterrâneos do Ribatejo.

E tem ritual a sua aparição com a azémola das farpas, estas em duas arcas cobertas com pano rico, de veludo, que eles desdobram cuidadosamente ante a presidência, que manda recolher as caixas com os ferros para o uso da lide. Depois retiram-se os forcados para saltarem à arena quando o «inteligente» entende que o touro mete bem a cabeça e as hastes permitem a sorte. Os cavaleiros surgem, então, para as cortezias, outrora feitas ao som do hino real, caminhando passo a passo até sob o camarote da presidência, que saúdam em vénia de cabeça descoberta, depois recuando cerimoniosamente, voltando a avançar para se separarem nos cumprimentos ás quatro partes da assistência, ladeando e cruzando-se no meio do redondel, e sempre no cuidado dos cavalos bem ensinados, e na praxe dos movimentos.

 

 

 
 
Pepe Anastasio (aqui)
Algés, Portugal, 1949

 

 

 

Assenta o toureio equestre em três princípios básicos: cravar de alto a baixo, ao estribo e sem deixar tocar a montada. E, de uma maneira geral, além do mérito de equitador, necessita o cavaleiro de ser toureiro, isto é, de conhecer os touros e saber medir os terrenos. Carece o cavaleiro de firmeza de joelhos para as reacções do cavalo, que o deve temer mais a ele que ao touro, boa mão esquerda para mandar rápido, e boa direita para cravar, com pulso para aguentar a resistência, e certeza para encontrar o sítio próprio, com precisão. E o cavalo deve estar ensinado para todo o toureio, especialmente para entrar e sair nas quatro sortes clássicas: de cara, à tira, à meia volta e à garupa. E quando tudo corre bem, em tarde quente de verão, e o público, entusiasmado, aplaude cavaleiros e forcados, estes agradecem juntos, abraçando-se num gesto simbólico do seu convívio nos campos de Portugal — que a ambos dá o pão, o azeite, o vinho, e a alegria de viver ao sol.

 

 

El Terrible Perez

in  "Tauromaquia Portuguesa, Cavaleiros e Forcados"

Revista Panorama Números 25 e 26, Ano de 1945, Volume 5º

 

 

Fotos: Fernando Henrique Lezameta Simões (1920-2011) 

 

 

 

 

 

 capa de Panorama 

Nºs 25 e 26, 1945, Vol. 5º

 

 índice aqui 

 

Excerto do livro ABC da Tauromaquia de El Terrible Pérez, Edições VIC, 1944, aqui

 

 

Excerto do artigo Touradas em Portugal  de Conde de Sabugosa aqui 

 

link do postPor VF, às 10:31  comentar

26.3.12

 

Ninguém duvide de que lembra este ano um grande escritor e um grande português. Cuidado, porém, não pretenda encandear com a luz brilhante alguns focos bem mais espirituais que, mesmo depois da morte de Garrett, se acenderam por cá.

VITORINO NEMÉSIO  (1)

 

Respeitemos Almeida Garrett, homem admirável. Mas saibamos, por amor da poesia e de nós próprios, quem são os nossos grandes poetas.

JORGE DE SENA (2)

 

 

 

 

[...] Na altura da publicação das Folhas Caídas (1853), Garrett está com cinquenta e quatro anos, bem próximo daquele episódio que todos tememos e que nunca ninguém pôde cantar ou contar, a não ser por interpostas experiências. Mas se ele não pôde cantar ou contar a sua morte, o mesmo não se poderá dizer, com as devidas cautelas hermenêuticas, da sua vida — da que efectivamente viveu e, sobretudo, da (ou das...) que foi laboriosamente construindo em benefício próprio e dos outros, a ponto de se tornar muito difícil separar com nitidez a primeira das segundas. Nem sei mesmo se ele o conseguiria, no caso, duplamente improvável, de cá volver aferrado ao princípio de que os grandes criadores são fiáveis em questões de posteridade. Com efeito, de quem falam os professores-críticos Nemésio e Sena nos excertos aqui escolhidos para epígrafe? Do «divino» Garrett, por ocasião do primeiro centenário da sua morte, ou dos grandes poetas que ambos, não sem razão, julgam ser? Provavelmente de uma coisa e outra, na senda, aliás, do ilustre homenageado, que não consta haver alguma vez pecado por acanhamento em matéria de glória pessoal e artística. Garrett sempre foi uma obsessão de Garrett, como é sabido e logo ressai da Advertência — habitual expediente seu, sob este nome ou nomes afins — que precede as Folhas Caídas. Escrita em Janeiro para a primeira edição, e deixada intacta na segunda (provavelmente de Abril), essa Advertência materializa mais uma das suas múltiplas auto-encenações de teor lúdico-cognitivo. Na circunstância, pondo o «autor» a discorrer sobre o «poeta», visto este como inconfundível protagonista do que aquele chama a sua «vida poética» — «vida» teatralmente dada por conclusa no limiar das Flores sem Fruto (1843), mas que agora se retoma, depois da inevitável palinódia («Enganei o público, mas de boa-fé, porque me enganei primeiro a mim»). Repare-se, porque me parece importante: embora cúmplices, o «autor» e o «poeta», tal como as respectivas «vidas», interseccionam-se, porém não se confundem. O «autor» é o escritor prestigiado, figura conhecida do público burguês em expansão, partícipe de uma actividade socialmente relevante e com bastas provas dadas ao nível de vários tipos de discurso escrito, com relevo para o discurso literário. O «poeta», esse é outra coisa; é, por assim dizer, aquela parte do escritor que os outros toleram mal, mas que ele privilegia e acarinha — de modo envergonhado e reticente nos verdes anos, de modo desinibido e frontal nos anos crepusculares. Ou então, por palavras que o narrador das Viagens talvez se não importasse de secundar: o poeta e a «poesia» subsistem no escritor para, em momentos cruciais, o redimirem da «prosa» a que o século o obriga. Ora, as Folhas Caídas corresponderão, para Garrett, ao mais crucial desses momentos: o da iminência do fim, dos balanços inadiáveis. Ele sabe que não pode protelar mais a ocasião de sensibilizar o leitor para aquilo em que sempre acreditou e estas «folhas» mostram bem: o indiscutível e perene primado da dupla poeta/poesia num tempo votado à imanência, embora nostálgico da antiga transcendência. Em meu entender, é fundamentalmente por essa dupla que passa a compreensão do que estas «folhas de poesia» representam, quando observadas na perspectiva da tradição e da modernidade. Correndo porventura o risco de me tornar polémico, adiantarei mesmo mais: na derradeira obra de Garrett, a modernidade emana do poeta; a tradição, da poesia. Vejamos como, partindo da Advertência, e a ela volvendo quando se justifique. Não olvidemos que estamos perante um mestre da contradição — instrumento da maior fecundidade nos modernos, como ele próprio nunca se cansou de ensinar...

 

 

F. J. Vieira Pimentel

in "A Modernidade, a Tradição e Garrett: tópicos para uma releitura das Folhas Caídas" (capítulo 2/pp.194-195) 

Colóquio Letras nº 153/154 no segundo centenário de Almeida Garrett/ Julho-Dezembro 1999 aqui

 

 

Notas: 

1. Vitorino Nemésio, Conhecimento de Poesia, Lisboa, Editorial Verbo, 1970, p.79

2. Jorge de Sena, Estudos de Literatura Portuguesa-1, Lisboa, Edições 70, 1981, p.111

 

 

 

 

 

 

Folha de rosto da 1ª edição

 

 


 


17.2.12

 

 

Garrett é mais do que Garrett. Quer dizer que a sua obra, por admirável que seja no teatro, no romance, na poesia, em títulos como Frei Luís de Sousa, Viagens na Minha Terra, Folhas Caídas, não é uma obra fechada, mas uma obra aberta. Obra aberta porque não se encerrando na sua acabada perfeição como um fim em si mesma, rasgou uma estrada na literatura portuguesa. Há na história literária como na história política fundadores de dinastia. E na literatura portuguesa é, sem dúvida, Garrett um desses fundadores. Depois de Garrett há toda uma literatura que dele deriva - uma literatura que por isso mesmo se chama neogarrettiana ou neogarretista (e, se designou também, mas com menor fortuna, por novilusista).[...]

 

Àquela “geração de 90” pertenciam, entre outros, Trindade Coelho (1861-1908) e Manuel da Silva Gaio (1860-1934), nomes representativos do neogarrettismo ou do nacionalismo literário. No artigo de apresentação da Revista Nova (Nov. de 1893)  —  e novo não seria só o título da publicação como o seu espírito — , Trindade Coelho aponta em Garrett um exemplo de banho lustral, qual é o de mergulhar “no fecundo veio” da província portuguesa e das tradições populares.[...]

 

Na peugada de Ramalho, que explorou aquele “fecundo veio” aberto por Garrett, outros vieram que viajando pelo vasto mundo, regressavam sempre ao ninho. É o caso desse espectador cosmopolita, de clara prosa e poder evocativo, que foi Augusto de Castro (1883-1970), homem do mundo que gostava também de viajar no seu jardim. É o caso ainda de António Ferro (1895-1956), igualmente grande jornalista, mas de prosa mais dinâmica (ou não fosse ele um protagonista da aventura futurista), e homem de acção – um poeta de acção, diria, por esse toque estético que punha em todas as suas realizações. Uma vida sem beleza, toda material e vazia de alma, é uma vida que não vale a pena viver. Uma equilibrada dosagem de inovação e tradição, de europeísmo e de nacionalismo, de alta cultura e de cultura popular, determina a acção de António Ferro, para quem vale o que disse Afonso Lopes Vieira de Garrett: mais notável ainda “pelo que descobriu e indicou do que pelo que realizou”
[...] escritor da família garrettiana é ainda Luís Forjaz Trigueiros (1915-2000) por esse espírito liberal sem demagogia, por essa curiosidade cosmopolita sem divórcio das raízes. Das “paisagens portuguesas” – título de uma sua colectânea de páginas de geografia literária, aquelas que parece exercerem maior fascínio sobre Luís Forjaz Trigueiros são as do Minho (1) , “campos elísios” também para este moderno autor de viagens na nossa terra.

 

 

João Bigotte Chorão

in “Garrett, Clássico do Romantismo”

Revista “O Tripeiro” 7ª série – Ano XVIII – Nº 2, Fevereiro de 1999. aqui

 

 

Notas:

1. Leia neste blog o texto A Écloga e a Epopeia de Luís Forjaz Trigueiros aqui e aqui

2. Este post é retirado do texto publicado no blog O Divino (28 de Março de 2005) aqui

 

 


4.2.12

 

 

As Fontes do Romanceiro de Almeida Garrett. Uma Proposta de ‘Edição Crítica’, tese de doutoramento que Sandra Cristina Boto defendeu ontem na Universidade Nova de Lisboa, representa para a minha família a conclusão feliz dum percurso iniciado em 2004 pela descoberta duma importante colecção de autógrafos garrettianos em nossa casa. Ao apresentar com esta colecção perspectivas inteiramente novas sobre o romanceiro garrettiano, o trabalho de Sandra Boto confere pleno sentido ao enorme esforço que minha irmã dedicou à divulgação deste espólio, em grande parte inédito.

 

Hoje penso que foi sorte estes papéis serem redescobertos por uma estrangeirada, que nunca tinha lido as Viagens na Minha Terra, mas de Garrett sabia pelo menos que “main street is named after him!” (Cristina Futscher Pereira dixit). Quantos portugueses de gema se teriam dado ao trabalho?

 

Diz Sandra Boto na introdução:

 

Sabia-se, por fontes externas, que a colecção continha novos temas tradicionais. A publicação, na edição de 9 de Dezembro de 2004 do jornal Público, de um tema religioso de base tradicional, Fonte da Cruz, fazia suspeitar da importância destes materiais para o estudo do romanceiro tradicional garrettiano. Sabia-se também que entre estes autógrafos se encontrariam igualmente temas de origem não tradicional. Aliás, um romance criado pela pena garrettiana, A moira encantada, constituíra, a 29 de Dezembro de 2004, o verdadeiro cartão de visita desta colecção, num infelizmente pouco valorizado suplemento do Diário de Notícias. (1)

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 A Moira Encantada de João Baptista de Almeida Garrett  

ISSN 0870-1954 Lisboa, Dezembro 2004

 

 

 

Do ponto de vista da minha família, a edição de A Moira Encantada foi um pequeno milagre, só tornado possível por circunstâncias muito favoráveis como o apoio essencial que recebemos de Ofélia Paiva Monteiro e Maria Helena Santana, e o facto de termos encontrado patrocinadores - Diário de NotíciasPortugal Telecom - que gostaram do projecto e nos deram autonomia total para o realizar.

 

Uns meses depois, as duas especialistas chamavam a atenção para a riqueza do espólio agora encontrado, concluindo que dar a conhecer este romanceiro inédito seria prosseguir a tarefa que o próprio Garrett definiu como um “grande serviço ao seu País” [2]. Mas (quase) ninguém estava interessado, como sintetizou mais tarde Jorge Colaço [3] ao contar a história na sua Carta a Garrett.

 

No entanto, sete anos volvidos sobre a descoberta da 'Colecção Futscher Pereira' [4], a Proposta de ‘Edição Crítica’  de Sandra Boto vem contrariar o pessimismo e convidar-nos a revisitar o nosso Autor e o seu apaixonante Romanceiro:   

 

[...] no que concerne ao Romanceiro, a elaboração de um plano editorial patente na “Introducção” ao tomo II da obra, cujos preparativos e rascunhos textuais se prova estarem documentalmente contidos na Colecção Futscher Pereira em autógrafos garrettianos, só nos anima a levar a cabo a tarefa de prosseguir editorialmente com esse mesmo plano, que a morte do poeta impediu de se cumprir. A não destruição intencional destes materiais em vida de Garrett conjugada com o manifesto de intenções que é o mencionado plano editorial, o qual por seu turno entendemos como uma vontade expressa autoral de vir a publicar futuramente esses materiais, é garante de que é uma missão estudá-los e editá-los, mesmo com mais de 150 anos de atraso.[1]

 

 

 

 

 

 

Autógrafo de Almeida Garrett:

Romanceiro

Colecções de xácaras, estudos e apontamentos para a confecção do Romanceiro

Manuscrito do Autor

 

 

 

 

Notas:

 

1 Sandra Cristina Boto in As Fontes do Romanceiro de Almeida Garrett. Uma Proposta de 'Edição Crítica' (introdução)

Tese de Doutoramento em Línguas, Literaturas e Culturas, Especialidade de Estudos Literários

Faculdade de Ciências Sociais e Humanas, Universidade Nova de Lisboa, 2011

 

2 Ofélia Paiva Monteiro e Maria Helena Santana in No aniversário da morte de Garrett. Apresentação de um inédito do Romanceiro. Annualia Verbo. Temas, Factos, Figuras, 2005/2006. pp.235-239

 

3 o blog de Jorge Colaço aqui

 

4 Colecção Futscher Pereira (CFP), assim designada por Sandra Boto. São também as iniciais de Cristina Futscher Pereira, coincidência feliz.

 

O blog garrettiano de Cristina Futscher Pereira -— O Divino — deixou de estar acessível no blogs.sapo.pt

 

Texto integral de A Moira Encantada aqui

 

Mais neste blog na tag "garrett" 

 

 


21.9.11

 

 

Nul n'ignore, depuis Platon, Aristote et saint Augustin, combien la tâche est rude de faire le mal pour le mal. Une troupe de brigands s'invente des règles. Les lois de la mafia passent pour rigoureuses. L'homme qui se goinfre et se vautre poursuit ce qu'il estime le meilleur. De même celui qui torture et qui tue. L'amour du bien est le ressort de toutes les actions, y compris les plus viles.


Pourtant, l'hommage que rend sans cesse le vice à la vertu n'a rien qui rassure. Toutes les abominations de notre siècle ont été perpétrées pour la bonne cause, universalité de la classe, pureté de la race, service du bon Dieu... Les bonnes causes, remarque Soljénitsyne, fonctionnent en multiplicateurs du crime. Elles transforment l'activité artisanale d'un Landru en l'entreprise millionnaire et funèbre d'un Pol Pot. Athalie massacre par souci du Bien de l'État. Joad par respect de Dieu. Idéaux et idéologies aveuglent comme un «bandeau fatal». D'édifiantes prosopopées animent le crime de l'intérieur, ou de l'extérieur le dissimulent.


«Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant pour nous empêcher de le voir », écrit Pascal. Les classiques n'auraient jamais eu l'impudence d'annoncer la « fin des idéologies ». Une de perdue, dix de retrouvées.


Si la notion de classe ne rassemble plus, le phantasme de l’ethnie fait florès, la communauté des fidèles un tabac. Quand la science ne soutient plus les fariboles de lutte finale, la religion prend le relais. Les idéologies — le Grand Siècle les nommait imagination ou opinion — valent moins pour ce qu'elles racontent que par ce qu'elles interdisent d'appréhender. Leur force persuasive est soumise à variation, molle ou dure, universelle ou locale, mais tant qu'elles accomplissent leur travail de bouche-vue elles répondent à la demande.


De nos jours, les postmodernes concluent abusivement de l’effondrement du système soviétique à la mort absolue du marxisme. Ils se plantent définitivement quand ils extrapolent la fin des « grands récits ». Les miliciens serbes chantaient la bataille du champ des Merles (1389) en liquidant les civils croates de Vukovar (1991) et les Bosniaques de Srebrenica (1995). Les tueurs du Front islamique du salut égorgent les collégiennes et les chanteurs de raï tout en se disputant le titre de calife, d'émir et les traditions qui collent à ces vocables. Il ne faut jamais sous-estimer l'inépuisable plaisir des contes à massacrer debout et à jouir en rampant.


En matière d'idéologie, la fonction-récit reste subordonnée à la fonction-bandeau. Les nostalgies fallacieuses, l’avenir radieux, les lendemains qui chantent ou les cieux bienheureux sont livrés en prime. L'important est de ne pas prêter attention à la boue qui cerne et au sang que l'on verse.

 

André Glucksmann

in Le Bien et le Mal, Lettres immorales d’Allemagne et de France

[Lettre V , Pile dans le Noir! : Racine offusque les jolis coeurs — Paris oublie bergers et bergères entre 1660 et 1685 - Le Monde est un théatre— Les fils d'Oedipe font l'actualité—Il faut redevir classique]

© Éditions Robert Laffont, S.A., Paris, 1997.

 


link do postPor VF, às 13:18  comentar


pesquisar neste blog
 
mais sobre mim
Translator
Blogs Portugal
contador sapo