10.9.10

 

 

 

 

 

 

Sphinx (1982)

250 x 200

Victor Willing (1928-1988)

 

 

 

 

Foi com emoção que percorri ontem, em Cascais, a retrospectiva deste artista excepcional. Há muito tempo que esperava pela oportunidade de conhecer melhor a sua obra, desde que vi pela primeira vez quadros seus, na colectiva "Eighty - Les Peintres d'Europe", em Bruxelas (1987).

 

Infelizmente não pude comprar ontem o catálogo, devido a uma avaria momentânea no sistema de pagamento da loja do museu. Reproduzo assim o belo texto do catálogo da exposição de Bruxelas, com a promessa de regressar ao tema para citar palavras de Hellmut Wohl, comissário desta retrospectiva, a quem me sinto profundamente grata.

 

 

 

 

 

Victor Willing retint l'attention du milieu artistique dans les années 50. Il fut la star d'une génération particulièrement douée d'étudiants de la Slade School of Art et à sa sortie fut honoré par une exposition à la Hanover Gallery — la première galerie de Francis Bacon — et, à cette époque, le lieu le plus prestigieux de Londres pour les aspirants avant-gardistes. Ses tableaux étaient passionnément variés et innovateurs dans l'objet, comprenant une scène prémonitoire de violence urbaine et un auto-portrait remarqué pour sa perspective allongée et son air obsédant de solitude. Puis, il s'est marié, et disparut avec sa femme portugaise (Paula Rego) au Portugal et n'a plus fait d'expositions publiques jusqu'en 1978.

 

Sa réémergence fut encore plus marquante que ses premiers débuts. Ici, sans surprise, on vit des tableaux d'une maturité totale ; mais ils étaient passablement uniques par l'objet visionnaire de leurs sujets. D'un seul coup, le milieu artistique londonien se trouva à avoir à vivre avec un peintre d'importance historique — et pas sous l'aspect d'un vieux maître redécouvert mais d'un contemporain actif. Ses premiers tableaux étaient visionnaires en ce sens qu'ils étaient la transposition littérale des hallucinations vécues par l'artiste : un bateau ensablé dans une chambre; une plume habillant un tabouret, en fait, un sens existentialiste du «Time as a shallow stage» (Le temps, une étape superficielle), titre de sa première exposition dans un musée en 1978.

 

Willing, le premier anglais à publier un article sur Pollock, prouva inévitablement être le meilleur à écrire sur son propre travail. Reconnaissant l'importance du maniérisme avec ses «fuites désespérées de l'inertie à travers l'érotisme» et ses «perspectives folles» de de Chirico, à ses propres formulations comme artiste, il écrivit : «La faux de Saturne divise et achève. Dans la tourmente de sa progression, nous cherchons les preuves d'événements passés éparpillés dans la ruine actuelle. Comment préserver cela ?».

 

Cette sauvegarde est l'histoire de son art théâtral et puissamment métaphorique. On ne voit pas de représentation réelle de personnes dans ses travaux mais comme une scène après le lever du rideau, ils sont chargés d'imminence humaine. C'est cet usage de l'espace en tant qu'agent théâtral qui le rattache le plus à l'Existentialisme.

 

Plus récemment, il est revenu au figuratif et particulièrement au portrait, pas le moindre, l'auto-portrait — pas la représentation de traits faciaux mais d'états mentaux.

 

Ici, il a consciemment enchaîné là où Picasso s'était arrêté, devenant ainsi un des rares artistes, peut-être le seul pour l'instant, à briser l'impasse post-Picasso.

 

 

John McEwen

in Eighty - Les Peintres d'Europe

ISSN 0294-1880

 


link do postPor VF, às 16:29  comentar

De José Carrilho a 13 de Setembro de 2010 às 01:36
Olá,

A Paula Rego nunca esteve incluída nos meus artistas preferidos, mas hoje em dia gosto mais das suas obras do que há uns anos atrás; talvez porque hoje em dia tenho uma visão mais abrangente e compreensiva da arte.
Assim, tenho uma certa curiosidade em conhecer a obra daquele que foi seu companheiro durante tantos anos e que influências poderão eventualmente existir em relação às obras de ambos devido a essa união.
Um dia gostava de visitar a Casa das Histórias, mas não sei se fica longe da estação.

Cumprimentos,

José

De VF a 13 de Setembro de 2010 às 17:48
Obrigada pela visita e pelo seu comentário. A Casa das Histórias não fica longe da estação de Cascais e é um bonito passeio até lá.
Recomendo também a leitura da entrevista de Paula Rêgo à revista Pública do passado Domingo, é esclarecedora.
Cumprimentos da
Vera

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