30.8.11

 

 

 

 

 

Portugal, c. 1900

 

 

 

 

 

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24.8.11

 

 

 

 

 

Brasil, última década do século XIX

 

 

 

Veja o álbum a que pertence esta fotografia aqui e aqui

 

   

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20.8.11

 

 

 

 

 

 

 

 

Portugal, c. 1920 

 

 

 

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17.8.11

 

 

Le premier homme qui a vu la première photo (si l'on excepte Niépce, qui l’avait faite) a dû croire que c'était une peinture : même cadre, même perspective. La Photographie a été, est encore tourmentée par le fantôme de la Peinture (Mapplethorpe représente une branche d’iris comme aurait pu le faire un peintre oriental); elle en a fait, à travers ses copies et ses contestations, la Référence absolue, paternelle, comme si elle était née du Tableau (c'est vrai, techniquement, mais seulement en partie : car la camera obscura des peintres n'est que l’une des causes de la Photographie; l'essentiel, peut-être, fut la découverte chimique). Rien ne distingue, eidétiquement, à ce point de ma recherche, une photographie, si réaliste soit-elle, d’une peinture. Le « pictorialisme » n'est qu'une exagération de ce que la Photo pense d'elle-même.

Ce n'est pourtant pas (me semble-t-il) par la Peinture que la Photographie touche a l’art, c'est par le Théâtre. A l'origine de la Photo, on place toujours Niépce et Daguerre (même si le second a quelque peu usurpé la place du premier): or Daguerre. lorsqu'il s'est emparé de l’invention de Niépce, exploitait place du Château (à la République) un théâtre de panoramas animés par des mouvements et des jeux de lumière. La camera obscura en somme, a donné à la fois le tableau perspectif, la Photographie et le Diorama, qui sont tous les trois des arts de la scène ; mais si la Photo me paraît plus proche du Théâtre, c'est à travers un relais singulier (peut-être suis-je le seul à le voir) : la Mort. On connaît le rapport originel du théâtre et du culte des Morts : les premiers acteurs se détachaient de la communauté en jouant le rôle des Morts : se grimer, c'était se désigner comme un corps à la fois vivant et mort: buste blanchi du théâtre totémique, homme au visage peint du théâtre chinois, maquillage à base de pâte de riz du Katha Kali indien, masque du Nô japonais. Or c'est ce même rapport que je trouve dans la Photo : si vivante qu'on s'efforce de la concevoir (et cette rage à « faire vivant » ne peut être que la dénégation mythique d'un malaise de mort), la Photo est comme un théâtre primitif, comme un Tableau Vivant, la figuration de la face immobile et fardée sous laquelle nous voyons les morts.

 

 

Roland Barthes

in La chambre claire – Note sur la photographie (13)

Cahiers du Cinéma-Gallimard-Seuil

© Éditions de l’Étoile, Gallimard, le Seuil, 1980

 

 

 

Imagem: Chambre de la découverte © musée Nicéphore Niépce aqui

outro excerto da mesma obra aqui

 

 

 


13.8.11

 

 

 

 

Portugal, 1923

 

 


6.8.11


Encore aujourd'hui, toute une vie plus tard, il suffit d'un instant de rêverie éveillée, n'importe où, n'importe quand, ou d'un instant de distraction délibérée afin de m'évader d'une conversation oiseuse, d'un récit mal fagoté, d'un spectacle médiocre, pour que brusquement, sans rapport apparent avec les préoccupations ou les désirs circonstanciels, se déploie dans ma mémoire un envol d'éclatante blancheur d'images au ralenti. Ailes de mouette, à l'aube, derrière les baies vitrées d'une chambre d'hôtel, en Bretagne ? Focs des voiliers sous la lumière d'étain de la baie de Formentor ? Brouillards laiteux, effilochés par les vents tournoyant dans le détroit d'Eggemogging ?


Il m'arrive de ne pas identifier ces images. Je reste alors au seuil de leur lisibilité, remué par une émotion indéfinissable : quelque chose de fort et de vrai demeure caché, m'échappe et se dérobe. Quelque chose se défait, sitôt surgi, comme un désir inassouvi. Mais il arrive aussi qu'elles se précisent, qu'elles cessent d'être floues, de me flouer.


Je reconnais le long couloir de l'appartement de la rue Alfonso-XI, à Madrid, résonnant du bruit de nos courses, des portes ouvertes à la volée. Je reconnais dans la pénombre d'un soir de la fin de l'été les meubles précieux recouverts de housses blanches. Et c'est alors que réapparaissent, liés au souvenir enfantin, étrangement gouvernés par lui, tous les autres : un envol de pigeons, place de la Cybèle ; les mouettes de Bretagne ; les voiles de Formentor ; les brouillards de Little Deer Isle. Et le souvenir d'Odile, voltigeant à travers un salon parisien, arrachant joyeusement les linceuls éclatants des fauteuils et des canapés, les transformant en oriflammes du plaisir annoncé, tout en chantant à tue-tête l'air du toréador de Bizet.


Au « Petit Schubert », boulevard du Montparnasse, quelques jours après mon arrivée à Paris, j'avais eu Odile M. dans mes bras. Je me suis demandé si quelqu'un n'allait pas subitement surgir pour me l'enlever. À Eisenach, dans le vieil hôtel où les Américains avaient installé un centre de rapatriement, l'officier français des commandos m'avait enlevé Martine. Mais au « Petit Schubert » le temps a passé, il ne se passait rien. Rien d'autre que la lumière allumée dans les yeux d'Odile, la présence accrue de son corps. Elle était toujours dans mes bras. Elle ne semblait appartenir à personne. Personne ne semblait avoir sur cette jeune femme droit de préemption ou de cuissage. Elle allait être à moi.


Les jours ont passé, les semaines: elle était à moi. Mais sans doute faut-il renverser ce rapport d'appartenance. C'est moi qui lui appartenais, plutôt, puisqu'elle était la vie et que je voulais appartenir à la vie, pleinement. Elle a réinventé pour moi, avec moi, les gestes de la vie. Elle a réinventé mon corps, un usage de mon corps, du moins, qui n'était plus strictement celui d'une économie de survivance, qui était celui du don, du gaspillage amoureux.


Pourtant, malgré elle, malgré moi, malgré l'exubérance de cet été du retour, la mémoire de la mort, son ombre sournoise, me rattrapait parfois. Au milieu de la nuit, de préférence.

 

Jorge Semprún

in  L’Écriture ou la Vie    p.200-201

© Éditions Gallimard 1994

 

Para Isabel Feijó (4 Janeiro 1959 - 5 de Agosto 2011) 

 



4.8.11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portugal, c.1910

 

 

  

Visite a Associação para a Preservação do Burro aqui

 

 

 


1.8.11

 

 

 

 

Edgar Degas  
Autoportait au chapeau mou (1857/1858)

 

óleo s/papel colado em tela, 26 x 19,1 cm


 

 

 

Rembrandt & Degas: 1 Julho - 23 Outubro 2011, Rijksmuseum Amsterdam, aqui e aqui

 

 

Imagem: © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA aqui

foto Michael Agee

 

 

 

 

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