19.4.09

 

Si l'on rapportait à l'échelle des événements publics les calamités d'une vie privée, ces calamités devraient à peine occuper un mot dans des Mémoires. Qui n’a perdu un ami? Qui ne l’a vu mourir? qui n'aurait à retracer une pareille scène de deuil? La réflexion est juste, cependant personne ne s'est corrigé de raconter ses propres aventures; sur le vaisseau qui les emporte, les matelots ont une famille à terre, qui les intéresse et dont ils s'entretiennent mutuellement. Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles. C'est, d'ailleurs, une erreur de croire que les révolutions, les accidents renommés, les catastrophes retentissantes, soient les fastes uniques de notre nature: nous travaillons tous un à un à la chaîne de l'histoire commune, et c'est de toutes ces existences individuelles que se compose l'univers humain aux yeux de Dieu.

 

Chateaubriand

in Mémoires d’outre-tombe

Livre Quinzième, Chapitre 6 (Paris 1838)

 

link do postPor VF, às 11:47  comentar

De paula costa santos a 20 de Abril de 2009 às 09:08
Este teu retrovisor tambem resultou desta "chaîne de l'histoire commune",onde todos vamos( e damos) beber qualquer coisa. E este francês!

Outro dia encontrei este "bocadinho" de Montaigne (pena não estar na língua original e eu não me atrevo a traduzir):

"Vou por aí fora colhendo nos livros as sentenças que me agradam,não para as armazenar,mas para as transportar para este livro onde não ficam sendo mais minhas do que
no lugar onde estavam".

De Isabel Lacruz Bassols a 21 de Abril de 2009 às 14:17
Espléndido y entrañable blog, querida Vera, que visito por primera vez.¡Enhorabuena! Estoy leyendo tus posts recientes o antiguos; tu escritura me emociona.
Esta de Chateaubriandme ha recordado avant la lettre alguna frase de Camus, que transcribo:
"Il y a l'histoire et il y a autre chose, le simple bonheur, la passion des êtres, la beauté naturelle. Ce sont là aussi des racines, que l'histoire ignore, et l' Europe, parce qu'elle les a perdues, est aujourd'hui un désert" (Actuelles, I, p.26).
Y otra en la línea de la importancia de la vida de cada ser:
"..le bonheur est la plus grande des conquêtes, celle qu'on fait contre le destin qui nous est imposé." (Lettres à un ami allemand, 1948, p.80).
Te escribo a tu mai.
Un abrazo, Isabel Lacruz

De Rita Saldanha a 22 de Abril de 2009 às 12:58
Identifico-me 100% c/ esta abordagem da vida ...Bravo por a teres encontrado...

e sobretudo BRAVO à vossa herança que estás agora a transmitir!

1000 beijos aos Futscher Pereira.

pesquisar neste blog
 
mais sobre mim
Translator
sitemeter
contador sapo